Quels sont les meilleurs compléments pour prendre de la masse ?
La prise de masse est l'un des objectifs les plus recherchés en musculation, et pourtant l'un des plus mal abordés. Entre les promesses marketing, les témoignages contradictoires et l'abondance de produits disponibles, il est difficile de savoir par où commencer et surtout quoi choisir. Cette confusion conduit souvent à des dépenses inutiles, des résultats décevants…

Introduction
La prise de masse est l’un des objectifs les plus recherchés en musculation, et pourtant l’un des plus mal abordés. Entre les promesses marketing, les témoignages contradictoires et l’abondance de produits disponibles, il est difficile de savoir par où commencer et surtout quoi choisir. Cette confusion conduit souvent à des dépenses inutiles, des résultats décevants et une perte de temps qui aurait pu être évitée avec une approche structurée.
Cet article a pour objectif de vous offrir un tour d’horizon complet et scientifiquement étayé des dix meilleurs compléments alimentaires pour la prise de masse. Chaque produit y est présenté avec ses mécanismes d’action, son niveau de preuve et son intérêt réel dans une stratégie de développement musculaire.
Avant d’aller plus loin, un point fondamental : aucun complément ne remplace une alimentation suffisante et un entraînement progressif. Les compléments sont des accélérateurs, pas des solutions miracles. L’ensemble de la gamme Nutriforce dédiée à la performance et à la prise de masse est conçu dans cet esprit : soutenir un effort sérieux, pas le substituer.
Qu’est-ce qu’une prise de masse ?

La prise de masse désigne une phase d’alimentation volontairement excédentaire, combinée à un entraînement en résistance, dans le but d’augmenter la masse musculaire. Concrètement, cela signifie consommer plus de calories que ce que le corps dépense, afin de fournir les matériaux nécessaires à la construction de nouveau tissu musculaire.
Il existe deux approches principales. La prise de masse propre (ou « lean bulk ») consiste à maintenir un surplus calorique modéré, généralement entre 200 et 400 kcal par jour au-dessus de la maintenance. L’objectif est de maximiser les gains musculaires tout en limitant l’accumulation de tissu adipeux. C’est l’approche recommandée pour la grande majorité des pratiquants, car elle facilite la gestion du poids sur le long terme et préserve une meilleure composition corporelle.
Le dirty bulk, à l’inverse, consiste à manger sans contrainte calorique particulière, en pariant sur un surplus massif pour favoriser la croissance. Si cette méthode peut produire des gains rapides à court terme, elle s’accompagne souvent d’une prise de gras significative qui complique les phases de sèche ultérieures. Elle est rarement justifiée, sauf cas extrêmes de sous-poids ou d’ectomorphie prononcée.
L’objectif d’une prise de masse bien conduite est clair : construire du muscle de manière contrôlée, en optimisant le ratio entre masse maigre gagnée et masse grasse inévitablement accumulée.
Comment réussir sa prise de masse efficacement ?

La réussite d’une prise de masse repose sur trois piliers indissociables : l’entraînement, la nutrition et la récupération. Aucun complément ne peut compenser une défaillance structurelle dans l’un de ces domaines.
L’entraînement progressif est la condition sine qua non de la croissance musculaire. Sans stimulus mécanique suffisant et régulièrement augmenté, les muscles n’ont aucune raison de se développer, peu importe la qualité de l’alimentation. La surcharge progressive, qu’elle passe par l’augmentation des charges, du volume ou de la densité d’entraînement, est le mécanisme central de l’hypertrophie.
Sur le plan nutritionnel, les trois macronutriments jouent des rôles distincts et complémentaires. Les protéines fournissent les acides aminés nécessaires à la synthèse des protéines musculaires. Les glucides alimentent les séances d’entraînement et favorisent la récupération via la resynthèse du glycogène. Les lipides soutiennent la production hormonale, notamment testostéronique, et participent à l’intégrité cellulaire. Un déséquilibre chronique dans l’un de ces apports freine les progrès.
La récupération et le sommeil sont souvent les grands oubliés. C’est pendant les phases de repos que la croissance musculaire s’opère effectivement, sous l’influence de l’hormone de croissance et des processus de réparation cellulaire. Une dette de sommeil chronique élève le cortisol, réduit la testostérone et compromet directement les adaptations musculaires.
Parmi les erreurs les plus fréquentes : négliger les fondamentaux au profit des compléments, sous-estimer ses apports protéiques réels, sauter des repas tout en espérant prendre de la masse, ou encore s’entraîner sans logique de progression. Ce sont ces erreurs, et non un manque de supplémentation, qui expliquent la stagnation dans la majorité des cas.
Pourquoi connaître ses besoins caloriques est indispensable ?

Le métabolisme de base représente la quantité d’énergie que le corps dépense au repos pour assurer ses fonctions vitales : respiration, circulation sanguine, thermorégulation, activité cérébrale. Il varie selon l’âge, le sexe, la taille, le poids et la masse musculaire. Plus un individu est musclé, plus son métabolisme de base est élevé.
Pour calculer le besoin calorique journalier total, le métabolisme de base est multiplié par un coefficient d’activité physique. Les formules de Harris-Benedict ou de Mifflin-St Jeor offrent une estimation fiable du point de départ. Un pratiquant s’entraînant trois à cinq fois par semaine multiplie généralement son métabolisme de base par un facteur compris entre 1,55 et 1,72.
Une fois ce niveau de maintenance établi, un surplus de 200 à 500 kcal par jour est suffisant pour initier une prise de masse propre. Un surplus inférieur ralentit les gains ; un surplus excessif favorise davantage le stockage lipidique que la croissance musculaire au-delà d’un certain seuil.
Le suivi régulier est indispensable pour ajuster la stratégie en temps réel. La pesée hebdomadaire (à heure fixe, à jeun), combinée à l’observation des performances à l’entraînement, permet de vérifier si le surplus est correctement calibré. Une prise de poids de 0,5 à 1 kg par mois est un rythme raisonnable pour un pratiquant intermédiaire.
Les meilleurs compléments pour prendre de la masse (top 10)
Les dix compléments présentés ci-dessous ont été sélectionnés pour leur pertinence scientifique, leur intérêt pratique en contexte de prise de masse et leur complémentarité. Ils ne sont pas tous équivalents en termes de niveau de preuve : certains bénéficient d’une littérature abondante, d’autres restent prometteurs mais nécessitent davantage de recul.
Whey protéine : la base pour construire du muscle

La whey protéine est l’incontournable de la supplémentation en musculation. Dérivée du lactosérum, sous-produit de la fabrication du fromage, elle présente un profil en acides aminés particulièrement complet, avec une forte teneur en leucine, l’acide aminé le plus directement impliqué dans l’activation de la synthèse protéique musculaire via la voie mTOR.
Son intérêt principal réside dans sa rapidité d’assimilation. Consommée dans la fenêtre post-entraînement, elle élève rapidement la disponibilité en acides aminés circulants au moment où les muscles sont les plus réceptifs à la reconstruction. Elle offre également une solution pratique pour atteindre des apports protéiques journaliers élevés, souvent difficiles à couvrir uniquement par l’alimentation solide lorsque les objectifs dépassent 1,8 à 2,2 g de protéines par kilo de poids corporel.
Une méta-analyse de Morton et al., publiée dans le British Journal of Sports Medicine, a analysé les données de 49 essais randomisés contrôlés portant sur 1 800 participants. Les résultats montrent que la supplémentation en protéines augmente significativement la masse maigre et la force lors d’un programme d’entraînement en résistance, avec un effet dose-réponse plafonné autour de 1,62 g/kg/jour.
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Créatine : le complément le plus efficace pour la force et le volume

La créatine monohydrate est, parmi tous les compléments existants, celui qui bénéficie du niveau de preuve scientifique le plus solide en matière de performance sportive. Synthétisée naturellement par l’organisme à partir d’acides aminés, elle est stockée dans les muscles sous forme de phosphocréatine et sert à régénérer l’ATP lors des efforts intenses et brefs.
Sa supplémentation augmente les réserves intramusculaires de phosphocréatine, ce qui se traduit par une amélioration directe de la force, de la puissance et de la capacité à répéter des séries de haute intensité. En permettant de soulever plus lourd ou de réaliser davantage de répétitions sur une période donnée, la créatine amplifie le stimulus d’entraînement et potentialise la croissance musculaire à long terme.
La rétention d’eau intramusculaire induite par la créatine produit par ailleurs une augmentation rapide du volume musculaire apparent dans les premières semaines de supplémentation. Ce phénomène, souvent mal interprété comme du « faux muscle », est en réalité fonctionnel : les muscles plus hydratés fonctionnent mieux et offrent un environnement anabolique plus favorable.
Une étude de Rawson et Volek, publiée dans le Journal of Strength and Conditioning Research, conclut que la supplémentation en créatine combinée à un entraînement en résistance augmente la masse maigre et la force maximale de manière significative par rapport à l’entraînement seul, avec un profil de sécurité excellent sur le long terme.
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Shilajit : un soutien naturel à la performance

Le shilajit est une résine minérale d’origine naturelle, extraite des fissures rocheuses des hautes chaînes montagneuses himalayennes. Sa composition est exceptionnellement riche : acide fulvique, dibenzo-alpha-pyrones, plus de 80 minéraux à l’état ionique, ainsi que des composés organiques issus de la décomposition pluriséculaire de matières végétales. Cette densité nutritionnelle en fait un adaptogène au spectre d’action particulièrement large.
Dans le contexte de la prise de masse, l’intérêt du shilajit s’articule principalement autour de son effet sur les niveaux de testostérone totale et de testostérone libre, deux marqueurs directement liés à la capacité anabolique de l’organisme. Une testostérone optimale favorise la synthèse protéique, la récupération musculaire et la motivation à l’entraînement.
L’acide fulvique, composant majeur du shilajit, joue également un rôle dans le transport des nutriments vers les cellules et dans la mitochondriogenèse, ce qui peut se traduire par une amélioration de la production d’énergie cellulaire et une réduction de la fatigue chronique.
Une étude randomisée en double aveugle de Pandit et al., publiée dans le Journal of Ethnopharmacology, a montré qu’une supplémentation de 250 mg de shilajit purifié deux fois par jour pendant 90 jours augmentait significativement la testostérone totale, la testostérone libre et la DHEA chez des volontaires masculins en bonne santé, comparativement au placebo.
Le shilajit Nutriforce est standardisé en acide fulvique pour garantir une concentration active reproductible à chaque prise.
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Attention : Le Shilajit est une résine rare et sa récolte est complexe. De nombreuses contrefaçons à bas prix sont disponibles en France. Celles-ci n’auront cependant pas les effets du Shilajit Nutriforce.
Turkestérone : un anabolisant naturel controversé

La turkestérone est un ecdystéroïde, une classe de composés stéroïdiens présents dans certains insectes et plantes, dont Ajuga turkestanica est la source végétale la plus courante. Son mécanisme d’action supposé implique une interaction avec les récepteurs aux ecdysones, distincts des récepteurs androgènes, ce qui lui permettrait théoriquement de favoriser la synthèse protéique sans les effets secondaires hormonaux associés aux stéroïdes anabolisants.
Sa popularité dans la communauté fitness a explosé ces dernières années, portée par des témoignages enthousiastes sur les réseaux sociaux et une communication marketing très agressive. Certains pratiquants lui prêtent des effets proches de certaines substances dopantes, d’où sa réputation d' »anabolisant naturel ».
La réalité scientifique est plus nuancée. Les études disponibles sont encore limitées en nombre et en qualité méthodologique, avec des essais souvent conduits sur des modèles animaux ou avec des protocoles peu rigoureux. Une étude de Isenmann et al., publiée dans les Archives of Toxicology, a montré que les ecdystéroïdes, dont l’ecdystérone (proche structurellement de la turkestérone), augmentaient la masse musculaire chez le rat et montraient un effet modeste sur la composition corporelle humaine, sans effets hormonaux détectables, mais les auteurs soulignent la nécessité d’études supplémentaires.
La turkestérone se positionne donc comme un complément prometteur, mais à aborder avec un regard critique. Elle peut constituer un ajout intéressant pour les pratiquants avancés cherchant à explorer des leviers complémentaires, à condition de ne pas en surestimer les effets.
Épicatéchine : pour optimiser la croissance musculaire

L’épicatéchine est un flavanol naturellement présent dans le cacao, certains thés verts et quelques fruits. Sa particularité dans le domaine de la performance sportive réside dans son action sur la myostatine, une protéine endogène qui agit comme frein naturel à la croissance musculaire. En inhibant partiellement cette molécule, l’épicatéchine pourrait lever une limitation intrinsèque au développement musculaire.
Elle semble également favoriser la biogenèse mitochondriale et améliorer la vascularisation musculaire par stimulation de la production de monoxyde d’azote. Ces effets combinés se traduiraient par une meilleure endurance musculaire, une récupération plus rapide et une optimisation des conditions de l’hypertrophie.
Son positionnement est celui d’un complément avancé, pertinent pour des pratiquants déjà bien structurés sur le plan alimentaire et entraîné, qui cherchent à affiner leur approche physiologique plutôt qu’à corriger des lacunes de base.
Une étude de Gutierrez-Salmean et al., publiée dans le Journal of Nutritional Biochemistry, a montré qu’une supplémentation en épicatéchine chez des sujets sains réduisait les niveaux de myostatine et augmentait les marqueurs de la croissance musculaire, incluant la follistatine, en seulement sept jours de supplémentation.
Fenugrec : un booster hormonal naturel

Le fenugrec (Trigonella foenum-graecum) est une plante dont les graines sont utilisées depuis des siècles dans la médecine ayurvédique et la cuisine méditerranéenne. En supplémentation sportive, il est principalement valorisé pour son action sur le profil hormonal masculin, notamment sur la testostérone libre.
Son mécanisme d’action passe par l’inhibition partielle des enzymes de conversion de la testostérone, en particulier l’aromatase (qui convertit la testostérone en oestrogènes) et la 5-alpha-réductase (qui la convertit en DHT). En limitant ces conversions, le fenugrec contribuerait à maintenir des niveaux plus élevés de testostérone biologiquement active.
Les effets observés dans les études incluent également une amélioration de la libido, de l’énergie et des performances à l’entraînement, effets qui, combinés à l’optimisation hormonale, créent un environnement favorable à la prise de masse musculaire.
Une étude de Wilborn et al., publiée dans le International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism, a évalué l’effet d’une supplémentation en fenugrec sur 49 hommes entraînés pendant huit semaines. Les résultats montrent une augmentation significative de la testostérone libre et une réduction plus importante de la masse grasse dans le groupe fenugrec par rapport au placebo, sans modification des niveaux de testostérone totale.
Cistanche : un allié pour l’endurance et la récupération

La cistanche tubulosa(Cistanche tubulosa) est une plante parasite sans chlorophylle, poussant principalement dans les zones désertiques d’Asie centrale et du Moyen-Orient. Utilisée depuis des millénaires dans la médecine traditionnelle chinoise sous le nom de « ginseng du désert », elle est aujourd’hui reconnue pour ses propriétés adaptogènes et son effet sur la vitalité.
Ses principaux composés actifs, les phényléthanoïdes glycosides dont l’échinactoside et l’actéoside, présentent des propriétés antioxydantes, neuroprotectrices et stimulantes de la production d’énergie cellulaire. En contexte sportif, la cistanche est particulièrement étudiée pour son effet sur la réduction de la fatigue musculaire et l’amélioration des capacités d’endurance.
Dans une phase de prise de masse, où les volumes d’entraînement sont souvent élevés et la récupération mise à rude épreuve, la cistanche peut apporter un soutien indirect mais réel en permettant de maintenir une qualité d’entraînement optimale séance après séance.
Une étude de Li et al., publiée dans le Chinese Journal of Natural Medicines, a montré qu’une supplémentation en extrait de cistanche améliorait significativement l’endurance à l’effort, retardait l’apparition de la fatigue et réduisait les marqueurs de dommages musculaires induits par l’exercice chez des sujets en bonne santé.
Pollen de pin : un complément riche en nutriments

Le pollen de pin est une poudre fine produite par les conifères, récoltée au moment de la floraison. Sa densité nutritionnelle est remarquable : il contient des vitamines (B1, B2, B3, B6, B9, C, E), des minéraux (zinc, magnésium, calcium, fer), des acides aminés essentiels et des composés bioactifs dont des phytostérols naturels.
Certains de ces phytostérols présentent une structure moléculaire proche de certaines hormones stéroïdiennes, ce qui a conduit à l’hypothèse d’un effet modulateur sur le profil hormonal masculin. Cependant, les mécanismes d’action restent encore mal documentés et les preuves cliniques sont moins nombreuses que pour d’autres compléments de cette liste.
Son positionnement le plus pertinent est celui d’un complément de fond, apportant un soutien nutritionnel global à un organisme soumis à une charge d’entraînement élevée. Ses effets sur la vitalité, l’énergie et la récupération générale en font un ajout intéressant dans une stack de prise de masse complète.
Une étude de Zhao et al., publiée dans le Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine, a examiné les effets du pollen de pin sur des sujets pratiquant un exercice d’endurance et constaté une réduction des marqueurs de stress oxydatif et une amélioration de la récupération dans le groupe supplémenté.
Tongkat Ali : optimiser la testostérone naturellement

Le tongkat ali (Eurycoma longifolia), également appelé ginseng malaisien ou longjack, est un arbuste originaire d’Asie du Sud-Est. Sa racine est utilisée depuis des siècles dans la médecine traditionnelle pour ses effets sur la vitalité, la libido et la performance physique. Il est aujourd’hui l’un des compléments les mieux documentés en matière d’optimisation hormonale naturelle.
Son mécanisme d’action principal implique une stimulation de la production endogène de testostérone via la voie hypothalamo-hypophyso-gonadique, ainsi qu’une inhibition de la SHBG (Sex Hormone Binding Globulin), la protéine qui lie la testostérone et la rend biologiquement inactive. En réduisant la SHBG, le tongkat ali augmente la fraction de testostérone libre, directement disponible pour les tissus.
En pratique sportive, les effets rapportés incluent une amélioration de la force, de la récupération entre les séances et de la composition corporelle sur des protocoles de plusieurs semaines. Ces bénéfices sont cohérents avec une optimisation des niveaux hormonaux, en particulier chez les hommes dont la testostérone est en dessous du niveau optimal.
Une étude de Tambi et al., publiée dans Andrologia, a évalué l’effet d’un extrait standardisé d’eurycoma longifolia sur 76 hommes présentant un hypogonadisme tardif. Après un mois de supplémentation, 90 % des sujets montraient des niveaux de testostérone revenus dans la fourchette normale, avec une amélioration des scores d’énergie et de bien-être général.
Pyrèthre d’Afrique : un complément encore méconnu

Le pyrèthre d’Afrique (Anacyclus pyrethrum) est une plante de la famille des Astéracées, poussant principalement dans les régions montagneuses du Maroc et d’Algérie. Sa racine est utilisée de longue date dans la médecine traditionnelle nord-africaine et ayurvédique, notamment pour ses effets supposés sur la vitalité masculine et les fonctions reproductives.
Les composés actifs identifiés incluent des alkamides, des polyphénols et des isobutylamides présentant des propriétés anti-inflammatoires et potentiellement androgéniques. Certaines études animales suggèrent un effet stimulant sur la production de testostérone et la spermatogenèse, ainsi qu’une amélioration des comportements sexuels dans les modèles murins.
Cependant, la littérature clinique humaine reste très limitée. La majorité des données disponibles proviennent d’études sur des rongeurs ou d’essais de petite taille sans contrôle rigoureux. Le pyrèthre d’Afrique se positionne donc comme un complément à surveiller, porteur de promesses mais qui nécessite des études de qualité supérieure pour valider son efficacité et sa sécurité chez l’humain.
Une étude de Sharma et al., publiée dans le Journal of Ethnopharmacology, a montré qu’un extrait de racine d’Anacyclus pyrethrum augmentait significativement les niveaux de testostérone et améliorait les paramètres reproductifs chez des rats mâles, en proposant un mécanisme impliquant la stimulation des cellules de Leydig.
Quels compléments choisir selon son profil ?

Le choix des compléments n’est pas universel. Il doit être adapté au niveau d’expérience, à l’objectif précis et au budget disponible.
Un pratiquant débutant n’a besoin que d’un support minimal. La whey protéine et la créatine couvrent l’essentiel des besoins en supplémentation à ce stade : la première aide à atteindre les apports protéiques journaliers, la seconde améliore directement les performances à l’entraînement. Ces deux compléments ont le meilleur rapport efficacité/coût disponible sur le marché.
Un pratiquant intermédiaire ou confirmé peut envisager d’élargir sa stack. Le fenugrec et le tongkat ali offrent un soutien hormonal intéressant pour les hommes souhaitant optimiser leur testostérone naturellement. Le shilajit apporte une dimension adaptogène et énergétique utile dans les phases de charge élevée. L’épicatéchine peut être intégrée comme levier avancé pour potentialiser les adaptations musculaires.
Pour un objectif de prise de masse propre, la priorité va à la créatine, à l’épicatéchine et aux modulateurs hormonaux naturels (fenugrec, tongkat ali). Pour une prise de masse accompagnée d’un soutien global de la vitalité, la cistanche et le pollen de pin complètent efficacement une stack de base.
Sur le plan du budget, l’ordre de priorité devrait toujours être : créatine monohydrate en premier (rapport qualité/prix imbattable), whey protéine en deuxième, puis les compléments hormonaux et adaptogènes en fonction des besoins spécifiques.
Les erreurs à éviter avec les compléments alimentaires

La première erreur, et la plus répandue, est de croire que les compléments remplacent l’alimentation. Un déficit calorique persistant, des apports protéiques insuffisants ou une alimentation déséquilibrée ne peuvent pas être corrigés par aucun complément, aussi avancé soit-il. Les suppléments ne fonctionnent qu’en appui d’une base nutritionnelle solide.
La surconsommation inutile est une autre erreur fréquente. Prendre dix compléments simultanément sans comprendre leurs effets, leurs interactions potentielles ou leur pertinence par rapport à son profil, c’est gaspiller de l’argent et potentiellement surcharger l’organisme. Une stack simple et bien ciblée est toujours plus efficace qu’un empilement mal réfléchi.
Enfin, la qualité des produits est un critère décisif trop souvent négligé. Le marché des compléments alimentaires est peu régulé, et les écarts de qualité entre fabricants sont considérables : dosages insuffisants, matières premières de mauvaise qualité, absence de standardisation des extraits actifs. Choisir des produits issus de fabricants transparents sur leur sourcing et leurs analyses est une condition non négociable pour obtenir les effets attendus.
Conclusion
La hiérarchie d’une stratégie de prise de masse reste invariable : la nutrition prime sur l’entraînement, qui prime sur les compléments. Construire du muscle demande d’abord un surplus calorique contrôlé, des apports protéiques suffisants, un programme d’entraînement progressif et une récupération sérieuse. Les compléments alimentaires n’existent que pour optimiser ce cadre, combler des lacunes spécifiques et pousser légèrement plus loin ce qu’un mode de vie bien structuré rend déjà possible.
Parmi les dix produits présentés dans cet article, la créatine et la whey protéine constituent le socle universel, quel que soit le niveau. Les compléments hormonaux naturels comme le fenugrec, le tongkat ali et le shilajit représentent une deuxième strate pour les pratiquants souhaitant optimiser leur terrain. L’épicatéchine, la cistanche, la turkestérone, le pollen de pin et le pyrèthre d’Afrique s’adressent à des profils plus avancés ou à des objectifs spécifiques.
La régularité reste le facteur le plus déterminant. Un programme cohérent, maintenu dans le temps avec des compléments de qualité et une alimentation adaptée, produit des résultats qu’aucun raccourci ne peut égaler.
Sources
- Dietary protein supplementation enhances anabolic outcomes during resistance training — Morton et al. (2018), British Journal of Sports Medicine
- Creatine supplementation with specific view to exercise/sports performance — Rawson & Volek (2003), Journal of Strength and Conditioning Research
- Shilajit: A natural phytocomplex with potential procognitive activity — Pandit et al. (2016), Journal of Ethnopharmacology
- Ecdysteroids as non-conventional anabolic agent — Isenmann et al. (2019), Archives of Toxicology
- (-)-Epicatechin: a flavanol with exercise-related bioactivity — Gutierrez-Salmean et al. (2014), Journal of Nutritional Biochemistry
- Effects of fenugreek extract on strength and body composition — Wilborn et al. (2010), International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism
- Anti-fatigue effects of Cistanche tubulosa extract — Li et al. (2014), Chinese Journal of Natural Medicines
- Pine pollen and antioxidant effects during exercise — Zhao et al. (2012), Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine
- Eurycoma longifolia and its effects on testosterone in late-onset hypogonadism — Tambi et al. (2012), Andrologia
- Anacyclus pyrethrum and androgenic activity — Sharma et al. (2009), Journal of Ethnopharmacology


9 réactions
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Salut, pour ceux qui ont testé, vous prenez les compléments avant ou après l’entraînement ? Ça change vraiment quelque chose ?
Est-ce que ces compléments peuvent être pris en même temps qu’un programme de cardio, ou ça risque de freiner la prise de masse ? Merci !
J’ai toujours eu du mal à prendre de la masse, je faisais du dirty bulk sans trop réfléchir. Après avoir lu des conseils comme dans cet article, je me suis mis au lean bulk et aux compléments adaptés, et les progrès sont là, moins de gras et plus de muscles. Franchement, ça change tout.
J’ai appris pas mal de choses avec cet article, surtout sur la différence entre lean bulk et dirty bulk. C’est bien expliqué, ça évite les erreurs de débutant. Merci !
J’ai utilisé les compléments de la gamme Nutriforce pendant 3 mois en prise de masse et franchement, c’est top. J’ai gagné du muscle sans prendre trop de gras, bien mieux que mes précédents essais avec d’autres marques.
Salut Camille, tu avais augmenté ton apport calorique de combien pour ton lean bulk ? J’hésite à me lancer mais j’ai peur de trop manger.
Perso j’ai testé le lean bulk l’année dernière, et ça a vraiment changé la donne. J’ai pris du muscle sans trop de gras, c’est plus facile à gérer sur le long terme. Cet article confirme bien ce que j’ai vécu !
Merci pour cet article clair et bien expliqué, ça aide vraiment à y voir plus clair sur la prise de masse !
Article super intéressant, merci ! Ça m’a motivée à revoir ma façon de prendre de la masse.