Quercétine : les précautions à connaître avant d’en prendre

Quercétine : la tolérance mesurée sur 1 002 adultes, les médicaments à ne pas associer, la vérité sur les reins et la dose que nous retenons.

Quercétine : les précautions à connaître avant d’en prendre

Prise à 500 ou 1 000 mg par jour, la quercétine est bien tolérée par l’adulte en bonne santé : dans un essai sur 1 002 personnes suivies pendant 12 semaines, aucun effet secondaire n’a été rapporté[1]. Les vraies précautions sont ailleurs. Elle modifie la façon dont l’organisme absorbe ou élimine certains médicaments. D’après des études animales, elle pourrait aggraver un rein déjà abîmé. Et au-delà de trois mois à forte dose, les données manquent.

La quercétine est un pigment végétal de la famille des flavonoïdes, que l’on trouve dans l’oignon rouge, les câpres ou la peau des pommes. Un complément en apporte souvent jusqu’à 1 000 mg par jour, bien plus que l’alimentation habituelle[2]. C’est cet écart qui pose la vraie question : qui peut en prendre, et avec quoi.

Ce que mesurent les essais à 500 et 1 000 mg par jour

L’essai le plus parlant a réparti 1 002 adultes de 18 à 85 ans entre un placebo, 500 mg et 1 000 mg de quercétine par jour, associée à un peu de vitamine C et de niacine, pendant 12 semaines. Sur les 1 023 personnes recrutées, 9 ont abandonné en se plaignant de symptômes qu’elles attribuaient au produit, sans que l’article précise dans quel groupe elles se trouvaient. Les chercheurs concluent à l’absence d’effet secondaire rapporté sous quercétine[1]. Ses résultats sur les rhumes et les infections sont détaillés dans notre article sur la quercétine et la résistance du corps.

Les prises de sang des mêmes participants, faites avant et après les 12 semaines, n’ont pas bougé, à une exception près : la créatinine a légèrement baissé, un point qui concerne les reins et sur lequel nous revenons plus bas[3].

Au-dessus de 1 000 mg, les données se raréfient. Chez des patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive, des doses montées jusqu’à 2 000 mg par jour pendant une semaine n’ont dérangé ni le bilan du foie, ni celui des reins, ni le souffle. Le seul trouble jugé lié au traitement, un reflux acide, est apparu chez une personne à 500 mg et chez une personne sous placebo[4]. L’essai ne portait toutefois que sur 9 patients.

En reprenant l’ensemble des essais publiés, des experts de l’institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR) jugent les effets indésirables rares et toujours légers[2]. Si votre estomac proteste, prenez les gélules au milieu d’un repas.

Ce que montrent les études
Oui, la quercétine est bien tolérée à 500 et 1 000 mg par jour, d’après un essai contre placebo sur 1 002 adultes suivis 12 semaines, sans effet secondaire rapporté[1]. Au-delà de 12 semaines à 1 000 mg, les données manquent.
Résumé de l'étude « Quercetin supplementation and upper respiratory tract infection: A randomized community clinical... » (Pharmacological research, 2010) sur PubMed
Étude citée : Pharmacological research, 2010

Ce que retient l’institut allemand d’évaluation des risques

La revue du BfR, publiée en 2018, porte sur la quercétine vendue seule en complément[2]. Elle relève d’abord un manque : il n’existe pas de données suffisantes pour juger une prise de 1 000 mg ou plus prolongée au-delà de 12 semaines. Elle signale ensuite deux points tirés d’études animales. La quercétine pourrait aggraver l’atteinte d’un rein déjà abîmé, et favoriser le développement de cancers sensibles aux œstrogènes. Enfin, chez l’animal comme chez l’humain, elle modifie l’absorption de certains médicaments.

Les deux premiers signaux viennent de l’animal, pas de cas observés chez des consommateurs. Les auteurs en tirent une liste de profils à risque plutôt qu’une limite pour tout le monde, et c’est cette logique que nous suivons plus bas.

Une autre crainte circule : la quercétine abîmerait l’ADN. En éprouvette, sur des bactéries ou des cellules isolées, elle donne en effet des résultats positifs de façon répétée. Chez l’animal vivant, ce signal disparaît : donnée par la bouche à des rats jusqu’à 2 000 mg par kilo, elle n’a endommagé l’ADN ni dans la moelle osseuse ni dans le foie[5]. Une revue d’ensemble des données de toxicologie conclut qu’elles plaident pour la sécurité de la quercétine ajoutée aux aliments[6].

Quercétine et reins : du rat à la gélule

L’inquiétude pour les reins repose sur deux études. La première a nourri des rats pendant deux ans avec une alimentation contenant jusqu’à 4 % de quercétine, soit environ 1 900 mg par kilo et par jour. Chez les mâles, et dans le rein seulement, les chercheurs ont trouvé une néphropathie chronique plus sévère et des tumeurs, surtout bénignes, dans les cellules qui tapissent les tubules rénaux. Aucun autre organe n’était touché[7]. Rapportée au poids, cette dose représente plus de cent fois celle d’un adulte de 70 kg qui prend 1 000 mg par jour.

La seconde est un essai de cancérologie où la quercétine était injectée dans une veine. À 945 mg par mètre carré de surface corporelle, 3 patients sur 14 ont eu une atteinte rénale notable, et à 1 700 mg, la toxicité pour le rein est devenue le facteur qui empêchait d’augmenter la dose[8]. Une perfusion envoie la molécule directement dans le sang. Une gélule suit un autre chemin : après trois mois de prise par la bouche, le sang contient surtout des formes transformées de la quercétine, liées à un acide glucuronique ou à un sulfate[9].

Chez l’humain qui l’avale, le rein n’a montré aucun signe d’alerte. Dans l’essai sur 1 002 adultes, la créatinine a même légèrement baissé, et le débit de filtration estimé légèrement augmenté, après 12 semaines à 500 ou 1 000 mg par jour[3].

Le doute porte sur le rein déjà malade, que les études animales désignent comme plus vulnérable[2]. Avec une insuffisance rénale connue, ou une créatinine anormale sur votre dernier bilan, n’en prenez pas sans l’accord de votre médecin ou de votre néphrologue.

Ce que montrent les études
Non, aucune atteinte des reins n’a été mesurée aux doses des compléments, chez 1 002 adultes suivis 12 semaines à 500 ou 1 000 mg par jour[3]. Les lésions décrites l’ont été chez le rat à plus de cent fois cette dose, ou par injection dans une veine.

Les médicaments avec lesquels la quercétine interfère

La quercétine agit sur plusieurs enzymes qui dégradent les médicaments et sur une pompe de l’intestin, la glycoprotéine P, qui en rejette une partie avant qu’ils n’atteignent le sang[10][11]. Selon le médicament, son taux sanguin monte ou baisse.

Chez des volontaires en bonne santé, les mesures sont nettes. Après 7 jours à 1 500 mg de quercétine par jour, la quantité de fexofénadine, un antihistaminique, présente dans le sang a augmenté de 55 %[10]. Après 10 jours à 1 000 mg par jour, celle de la chlorzoxazone, un relaxant musculaire, a augmenté de 69 %[11]. L’effet peut aussi jouer dans l’autre sens : une semaine à 1 500 mg par jour a réduit de 18 % en moyenne l’exposition au midazolam, un sédatif, sans que l’écart soit statistiquement net[12]. Pris en même temps que la quercétine, le talinolol, un bêtabloquant, a vu son exposition baisser de 24 à 61 % chez la moitié des volontaires[13].

Ces écarts n’ont pas la même portée selon le traitement. Ils deviennent sérieux pour les médicaments à marge étroite, ceux dont la dose efficace est proche de la dose toxique.

Les anticoagulants en font partie. Un homme de 79 ans, stable depuis des mois sous warfarine avec un INR entre 2 et 3, est arrivé à un INR de 7,5 quelques jours après avoir commencé 250 mg de quercétine par jour. Il n’a pas saigné, et son INR est revenu à 2,5 cinq jours après l’arrêt du complément. Les auteurs l’expliquent par deux mécanismes connus : les dérivés de la quercétine délogent la warfarine de l’albumine qui la transporte dans le sang, et la quercétine freine l’enzyme qui l’élimine[14]. Le cas concerne la warfarine ; par prudence, la même règle vaut pour tout anticoagulant.

La digoxine, prescrite pour le cœur, est l’autre exemple à retenir. Chez le porc, de la quercétine donnée avec la digoxine a multiplié par cinq son pic dans le sang à 40 mg par kilo, et à 50 mg par kilo, deux animaux sur trois sont morts dans la demi-heure[15]. C’est une étude animale, à forte dose, mais la digoxine ne tolère aucun écart : ne les associez pas.

Après une greffe, le risque est inverse. Chez le rat, la quercétine a réduit de 43 % la quantité de ciclosporine passée dans le sang, un immunosuppresseur dont la baisse expose au rejet[16]. Et pour un cancer sensible aux hormones, la piste animale relevée par le BfR justifie d’en parler d’abord à l’oncologue[2].

Demandez donc l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant d’en prendre si vous êtes traité par :

  • un anticoagulant, warfarine ou autre ;
  • de la digoxine ;
  • un immunosuppresseur après une greffe, comme la ciclosporine ou le tacrolimus ;
  • un traitement contre un cancer, ou si vous avez eu un cancer sensible aux hormones ;
  • tout médicament dont votre médecin surveille le taux dans le sang.
Ce que montrent les études
Oui, la quercétine modifie le taux sanguin de certains médicaments, d’après des essais chez des volontaires en bonne santé : 55 % de fexofénadine en plus[10], 69 % de chlorzoxazone en plus[11]. Sous warfarine, un cas d’INR passé de 2,5 à 7,5 a été décrit.

Si vous prenez déjà un antihistaminique

La quercétine est souvent présentée comme un antihistaminique naturel. Un essai mené chez 66 adultes allergiques aux pollens a mesuré, avec 200 mg par jour d’une forme mieux absorbée pendant 4 semaines, moins de démangeaisons des yeux, d’éternuements et d’écoulement nasal qu’avec un placebo[17]. Nous détaillons ces travaux dans notre article sur les bienfaits de la quercétine.

Elle ne remplace pas pour autant un traitement prescrit : n’arrêtez pas votre antihistaminique sans en parler à votre médecin. Et si vous prenez de la fexofénadine, c’est justement le médicament dont la quercétine a augmenté le taux sanguin de 55 %[10]. Signalez la quercétine à votre pharmacien.

Zinc, fer et café : les associations à ajuster

La quercétine et le zinc sont souvent vendus ensemble. Sur des cellules en culture et des membranes artificielles, la quercétine fait entrer le zinc dans la cellule, à la manière d’un transporteur[18]. Nous n’avons trouvé aucune étude chez l’humain qui montre un problème avec cette association. La limite à surveiller est celle du zinc lui-même : l’EFSA la fixe à 25 mg par jour pour un adulte, et un excès prolongé peut entraîner une carence en cuivre et une anémie[19]. Additionnez le zinc de chaque produit que vous prenez, multivitamines compris.

Le fer demande plus d’attention. La quercétine se lie au fer, et chez le rat, elle réduit l’absorption intestinale du fer dit non héminique, celui des végétaux et des compléments[20]. Si vous manquez de fer ou prenez un complément de fer, prenez-les à des moments différents de la journée : le fer le matin, la quercétine le soir.

Reste le café. Chez 12 volontaires, 500 mg de quercétine par jour pendant deux semaines ont nettement ralenti l’élimination de la caféine[21]. Si vous êtes sensible au café ou prenez un préentraînement caféiné, la même dose fera effet plus longtemps : avancez la dernière tasse si votre sommeil en pâtit.

Ce qui revient à la molécule, ce qui revient au produit

Tout ce qui précède concerne la quercétine elle-même : ses interactions, son effet chez l’animal sur un rein abîmé. Un complément peut ajouter des défauts qui ne doivent rien à la molécule, comme une dose réelle différente de l’étiquette, des métaux lourds ou un mélange de plantes où l’on ne sait plus laquelle provoque quoi. Ceux-là ne se voient qu’à l’analyse du produit fini.

La forme compte aussi. Les grands essais de tolérance portent sur de la quercétine classique, peu absorbée par l’intestin. Les formes enrobées de lécithine, conçues pour mieux passer, donnent des taux sanguins jusqu’à 20 fois plus élevés[22]. Avec elles, 1 000 mg ne représentent plus l’exposition des essais à 1 000 mg, et leurs résultats de tolérance ne s’y transposent pas tels quels.

Pour choisir, regardez quatre choses : de la quercétine seule plutôt qu’un mélange, la forme indiquée sur l’étiquette, une dose affichée par gélule, et une analyse en laboratoire du produit fini qui recherche les métaux lourds. C’est le cahier des charges de notre Quercétine : de la quercétine dihydrate seule, 500 mg par gélule, dans une gélule végétale, avec l’analyse de laboratoire consultable sur la fiche.

1 000 mg par jour, en cures de douze semaines

Les données les plus solides couvrent 500 à 1 000 mg par jour pendant 12 semaines[1]. C’est le cadre que nous retenons : 2 gélules par jour, soit 1 000 mg, le matin ou le soir. Commencez par une seule gélule la première semaine si votre estomac est sensible.

Après trois mois, faites une pause d’au moins quatre semaines avant une nouvelle cure. C’est un choix de prudence de notre part, faute d’études plus longues à cette dose[2], pas une limite issue d’un essai.

Si vous suivez un traitement au long cours, montrez la boîte à votre pharmacien avant la première gélule : il vérifiera si votre médicament fait partie de ceux que la quercétine modifie.

Sources

  1. Heinz SA, Henson DA et al. (2010). Quercetin supplementation and upper respiratory tract infection: A randomized community clinical trial. Pharmacological research. doi : 10.1016/j.phrs.2010.05.001
  2. Andres S, Pevny S et al. (2018). Safety Aspects of the Use of Quercetin as a Dietary Supplement. Molecular nutrition & food research. doi : 10.1002/mnfr.201700447
  3. Knab AM, Shanely RA et al. (2011). Influence of quercetin supplementation on disease risk factors in community-dwelling adults. Journal of the American Dietetic Association. doi : 10.1016/j.jada.2011.01.013
  4. Han MK, Barreto TA et al. (2020). Randomised clinical trial to determine the safety of quercetin supplementation in patients with chronic obstructive pulmonary disease. BMJ open respiratory research. doi : 10.1136/bmjresp-2018-000392
  5. Utesch D, Feige K et al. (2008). Evaluation of the potential in vivo genotoxicity of quercetin. Mutation research. doi : 10.1016/j.mrgentox.2008.04.008
  6. Harwood M, Danielewska-Nikiel B et al. (2007). A critical review of the data related to the safety of quercetin and lack of evidence of in vivo toxicity, including lack of genotoxic/carcinogenic properties. Food and chemical toxicology : an international journal published for the British Industrial Biological Research Association. doi : 10.1016/j.fct.2007.05.015
  7. Dunnick JK, Hailey JR (1992). Toxicity and carcinogenicity studies of quercetin, a natural component of foods. Fundamental and applied toxicology : official journal of the Society of Toxicology. doi : 10.1016/0272-0590(92)90181-g
  8. Ferry DR, Smith A et al. (1996). Phase I clinical trial of the flavonoid quercetin: pharmacokinetics and evidence for in vivo tyrosine kinase inhibition. Clinical cancer research : an official journal of the American Association for Cancer Research.
  9. Cialdella-Kam L, Nieman DC et al. (2013). Dose-response to 3 months of quercetin-containing supplements on metabolite and quercetin conjugate profile in adults. The British journal of nutrition. doi : 10.1017/s0007114512003972
  10. Kim KA, Park PW et al. (2009). Short-term effect of quercetin on the pharmacokinetics of fexofenadine, a substrate of P-glycoprotein, in healthy volunteers. European journal of clinical pharmacology. doi : 10.1007/s00228-009-0627-6
  11. Bedada SK, Neerati P (2018). The effect of quercetin on the pharmacokinetics of chlorzoxazone, a CYP2E1 substrate, in healthy subjects. European journal of clinical pharmacology. doi : 10.1007/s00228-017-2345-9
  12. Nguyen MA, Staubach P et al. (2015). The Influence of Single-Dose and Short-Term Administration of Quercetin on the Pharmacokinetics of Midazolam in Humans. Journal of pharmaceutical sciences. doi : 10.1002/jps.24500
  13. Nguyen MA, Staubach P et al. (2014). Effect of single-dose and short-term administration of quercetin on the pharmacokinetics of talinolol in humans – Implications for the evaluation of transporter-mediated flavonoid-drug interactions. European journal of pharmaceutical sciences : official journal of the European Federation for Pharmaceutical Sciences. doi : 10.1016/j.ejps.2014.01.003
  14. Patel R, Stine A et al. (2022). Enhanced Anticoagulant Effect of Warfarin When Co-administered With Quercetin. The Journal of pharmacy technology : jPT : official publication of the Association of Pharmacy Technicians. doi : 10.1177/87551225221125667
  15. Wang YH, Chao PD et al. (2004). Lethal quercetin-digoxin interaction in pigs. Life sciences. doi : 10.1016/j.lfs.2003.06.044
  16. Yu CP, Wu PP et al. (2011). Quercetin and rutin reduced the bioavailability of cyclosporine from Neoral, an immunosuppressant, through activating P-glycoprotein and CYP 3A4. Journal of agricultural and food chemistry. doi : 10.1021/jf104786t
  17. Yamada S, Shirai M et al. (2022). Effects of repeated oral intake of a quercetin-containing supplement on allergic reaction: a randomized, placebo-controlled, double-blind parallel-group study. European review for medical and pharmacological sciences. doi : 10.26355/eurrev_202206_29072
  18. Dabbagh-Bazarbachi H, Clergeaud G et al. (2014). Zinc ionophore activity of quercetin and epigallocatechin-gallate: from Hepa 1-6 cells to a liposome model. Journal of agricultural and food chemistry. doi : 10.1021/jf5014633
  19. Schoofs H, Schmit J et al. (2024). Zinc Toxicity: Understanding the Limits. Molecules (Basel, Switzerland). doi : 10.3390/molecules29133130
  20. Lesjak M, Balesaria S et al. (2019). Quercetin inhibits intestinal non-haem iron absorption by regulating iron metabolism genes in the tissues. European journal of nutrition. doi : 10.1007/s00394-018-1680-7
  21. Xiao J, Huang WH et al. (2014). Quercetin significantly inhibits the metabolism of caffeine, a substrate of cytochrome P450 1A2 unrelated to CYP1A2*1C  (-2964G>A) and *1F (734C>A) gene polymorphisms. BioMed research international. doi : 10.1155/2014/405071
  22. Riva A, Ronchi M et al. (2019). Improved Oral Absorption of Quercetin from Quercetin Phytosome®, a New Delivery System Based on Food Grade Lecithin. European journal of drug metabolism and pharmacokinetics. doi : 10.1007/s13318-018-0517-3

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