Aliments riches en potassium : lesquels choisir au quotidien

Teneurs Ciqual de 60 aliments pour 100 g et par portion, repère de 3 500 mg par jour, effet de la cuisson et cas où il faut limiter le potassium.

Aliments riches en potassium : lesquels choisir au quotidien

Pour 100 g, les aliments les plus riches en potassium sont des produits secs : 3 900 mg dans le cacao en poudre non sucré, 1 490 mg dans la banane séchée, 1 400 mg dans l’abricot sec, 1 010 mg dans les pistaches grillées[1]. Dans l’assiette, ceux qui comptent sont ceux qu’on mange par 150 ou 200 g : les châtaignes (715 mg pour 100 g), les pommes de terre cuites au four (535 mg), les épinards, les champignons, les légumineuses, les poissons. La banane, qu’on cite toujours en premier, n’arrive qu’à 320 mg.

Le repère est de 3 500 mg par jour pour un adulte[2]. Une banane en couvre un peu plus d’un dixième, une assiette de pommes de terre au four près d’un tiers. Le choix du féculent pèse donc plus lourd que celui du fruit : 200 g de pommes de terre au four apportent 1 070 mg de potassium, 200 g de riz blanc cuit 44 mg[1].

Teneur en potassium de 60 aliments courants, famille par famille

Les valeurs qui suivent viennent de la table Ciqual 2025 de l’Anses. Elles sont données pour 100 g d’aliment tel qu’on le mange : cuit quand il se mange cuit, égoutté quand il sort d’une boîte[1].

Le mot « riche » a un sens légal. Un aliment solide peut se dire « source de potassium » s’il en apporte au moins 15 % de la valeur de référence pour 100 g, soit 300 mg, et « riche en potassium » à partir du double, 600 mg[3][4]. À ce compte, aucun fruit frais ni aucun légume frais de ces tableaux n’est riche en potassium : le titre revient aux fruits secs, aux oléagineux, aux châtaignes et au cacao. La plupart des autres sont des sources, à partir de 300 mg, ce qui suffit largement quand on en mange une vraie portion.

Fruits frais et fruits secs

AlimentPotassium (mg pour 100 g)
Banane séchée1 490
Abricot sec1 400
Raisins secs960
Datte sèche696
Figue sèche680
Pruneau610
Avocat430
Melon charentais380
Cassis322
Banane320
Kiwi290
Abricot frais260
Fruit de la passion240
Figue fraîche230
Raisin blanc200
Orange180
Potassium en mg pour 100 g d’aliment tel qu’il est consommé, table Ciqual 2025 de l’Anses[1].

Le séchage retire l’eau et concentre ce qui reste. L’abricot passe ainsi de 260 mg frais à 1 400 mg sec, la banane de 320 à 1 490 mg[1]. Une poignée de 30 g d’abricots secs apporte 420 mg, plus qu’une banane entière.

Parmi les fruits frais, l’avocat et le melon charentais devancent la banane, avec 430 et 380 mg. Les agrumes restent modestes : 180 mg pour l’orange.

Légumes, pommes de terre et châtaignes

AlimentPotassium (mg pour 100 g)
Châtaigne, cuite à l’eau715
Épinards, jeunes pousses crues580
Champignons de Paris, poêlés sans matière grasse540
Pomme de terre, cuite au four535
Panais, cuit510
Céleri-rave, cru500
Banane plantain, cuite465
Artichaut, cuit427
Chou de Bruxelles, cuit à l’eau410
Épinards, cuits396
Roquette369
Pomme de terre, cuite à l’eau363
Patate douce, cuite353
Brocoli, cuit à la vapeur340
Courge butternut, cuite340
Mâche330
Tomate cerise330
Betterave rouge, cuite320
Potassium en mg pour 100 g d’aliment tel qu’il est consommé, table Ciqual 2025 de l’Anses[1].

La pomme de terre est la grande oubliée des listes. Cuite au four, elle affiche 535 mg pour 100 g dans Ciqual, contre 391 mg pour la version sans peau et 363 mg pour la pomme de terre cuite à l’eau[1]. La châtaigne, de saison en automne, fait mieux encore : 715 mg cuite à l’eau, 627 mg grillée.

Légumineuses, oléagineux et graines

AlimentPotassium (mg pour 100 g)
Pistaches grillées, sans sel ajouté1 010
Noisettes860
Graines de lin840
Graines de courge809
Amandes, avec la peau800
Cacahuètes, sans sel ajouté700
Noix de cajou, grillées à sec680
Graines de tournesol645
Pois cassés, cuits327
Haricots rouges, cuits300
Haricots blancs, cuits260
Lentilles vertes, cuites215
Fèves, cuites200
Pois chiches, cuits170
Potassium en mg pour 100 g d’aliment tel qu’il est consommé, table Ciqual 2025 de l’Anses[1].

Méfiez-vous des listes qui placent les haricots blancs en tête avec 1 800 mg : c’est la teneur du haricot sec. Cuit, il en contient 260 mg pour 100 g, parce qu’il a gonflé d’eau. Les lentilles vertes suivent la même pente, de 940 mg sèches à 215 mg cuites[1].

Pour les oléagineux, prenez les versions nature. Les pistaches grillées salées contiennent 664 mg de sodium pour 100 g, contre 7,7 mg sans sel ajouté, et moins de potassium (655 mg contre 1 010)[1].

Poissons, viandes, laitages et épicerie

AlimentPotassium (mg pour 100 g)
Cacao en poudre, non sucré3 900
Concentré de tomate1 010
Germe de blé990
Chocolat noir à 70 % de cacao750
Thon, cuit au four445
Filet de poulet, grillé440
Saumon, grillé414
Sardines à l’huile d’olive, égouttées412
Rumsteck, grillé406
Cabillaud, cuit à la vapeur360
Yaourt nature180
Lait demi-écrémé158
Potassium en mg pour 100 g d’aliment tel qu’il est consommé, table Ciqual 2025 de l’Anses[1].

Les produits animaux sont rarement cités, à tort. Un filet de poulet grillé ou du thon cuit au four contiennent plus de potassium pour 100 g que la banane, 440 et 445 mg contre 320[1]. Le cacao en poudre domine le tableau, mais on en verse 10 g dans un bol, soit 390 mg.

Si vous cherchez à la fois du fer et du potassium, les mêmes familles reviennent. Les lentilles vertes cuites apportent 2,45 mg de fer pour 100 g, le rumsteck grillé 2,6 mg, les graines de courge 8,82 mg et le chocolat noir à 70 % 11 mg, avec entre 215 et 809 mg de potassium selon l’aliment[1].

3 500 mg par jour : d’où vient ce repère

L’Anses a retenu en 2021 un apport satisfaisant de 3 500 mg de potassium par jour pour les hommes et les femmes adultes. Elle reprend la valeur de l’Efsa, qui s’appuie sur deux constats : à ce niveau d’apport, la pression artérielle bénéficie de l’effet du potassium, et en dessous, le risque d’accident vasculaire cérébral augmente dans les études[2].

Un vrai manque est rare. L’hypokaliémie, un potassium sanguin sous 3,5 mmol/L, vient presque toujours de pertes : diarrhées, vomissements, fuite par les reins. L’Anses juge exceptionnelle celle qui résulte de l’alimentation seule, en dehors des régimes très hypocaloriques et de la dénutrition[2]. Viser 3 500 mg sert donc d’abord la tension.

Le potassium contribue au fonctionnement normal du système nerveux. Comme les deux autres allégations autorisées pour ce minéral, celle-ci ne s’applique qu’à un aliment qui en est au moins une source, 300 mg pour 100 g[3] : la plupart des aliments des tableaux remplissent cette condition.

Par portion, les pommes de terre passent devant les pistaches

Le classement pour 100 g trompe dès qu’on le confronte aux quantités réelles. Les algues et les herbes séchées affichent des chiffres spectaculaires, 10 400 mg pour 100 g de kombu, 4 490 mg pour le persil séché, mais on en consomme quelques grammes[1]. À l’inverse, on mange les pommes de terre par 200 g.

AlimentPortionPotassium apporté
Châtaignes, cuites à l’eau150 g1 073 mg
Pommes de terre, cuites au four200 g1 070 mg
Champignons de Paris, poêlés150 g810 mg
Épinards, cuits200 g792 mg
Pommes de terre, cuites à l’eau200 g726 mg
Courge butternut, cuite200 g680 mg
Pois cassés, cuits200 g654 mg
Thon, cuit au four125 g556 mg
Filet de poulet, grillé125 g550 mg
Haricots blancs, cuits200 g520 mg
Lentilles vertes, cuites200 g430 mg
Abricots secs30 g420 mg
Lait demi-écrémé250 g, un bol395 mg
Cacao en poudre, non sucré10 g390 mg
Banane120 g de chair384 mg
Avocat80 g, un demi344 mg
Pistaches, sans sel ajouté30 g303 mg
Amandes30 g240 mg
Yaourt nature125 g225 mg
Chocolat noir à 70 %20 g150 mg
Persil séché1 g45 mg
Calculs faits à partir des teneurs Ciqual 2025 pour 100 g[1]. Les portions sont des repères courants, à ajuster à votre assiette.

Une journée ordinaire suffit à dépasser 3 500 mg, sans aliment rare. Un yaourt nature et une banane le matin (609 mg), un filet de poulet de 125 g avec 200 g de pommes de terre cuites à l’eau et 200 g de haricots verts à midi (1 624 mg), 30 g de pistaches l’après-midi (303 mg), puis 200 g de lentilles et 200 g d’épinards le soir (1 222 mg) : 3 758 mg au total[1].

Remplacez seulement les pommes de terre de midi par 200 g de riz blanc, et la même journée tombe à 3 076 mg.

Potassium et hypertension : ce que les essais ont mesuré

Le potassium contribue au maintien d’une pression sanguine normale. Les essais permettent d’en mesurer l’ampleur.

Une méta-analyse publiée dans le BMJ en 2013 a réuni 22 essais contrôlés et 1 606 participants. Augmenter l’apport en potassium a fait baisser la pression systolique de 3,49 mmHg et la diastolique de 1,96 mmHg en moyenne, un effet observé chez les personnes hypertendues et pas chez celles dont la tension était normale. Quand l’apport atteignait 90 à 120 mmol par jour, soit 3,5 à 4,7 g, la systolique baissait de 7,16 mmHg. Les auteurs n’ont relevé aucun effet néfaste sur la fonction rénale ni sur les lipides sanguins des adultes[5].

L’essai DASH n’a pas isolé le potassium, mais il a testé ce qu’on mange quand on en mange beaucoup. Pendant 8 semaines, à sel et poids constants, 459 adultes ont suivi une alimentation riche en fruits et légumes : leur pression systolique a baissé de 2,8 mmHg de plus qu’avec le régime témoin. Avec des laitages maigres et moins de graisses saturées en plus, la baisse atteignait 5,5 mmHg, et 11,4 mmHg chez les 133 participants hypertendus[6].

Sur le long terme, les cohortes vont dans le même sens. Dans 11 cohortes réunissant 127 038 adultes, un apport plus élevé en potassium était associé à 24 % d’accidents vasculaires cérébraux en moins[5]. Une autre méta-analyse, portant sur 247 510 personnes suivies de 5 à 19 ans, associe 1,64 g de potassium de plus par jour à 21 % d’AVC en moins[7].

Changer de sel a donné le résultat le plus net. Dans l’essai SSaSS, 20 995 habitants de villages chinois, âgés de 60 ans ou plus avec une hypertension ou ayant déjà fait un AVC, ont cuisiné pendant près de 5 ans avec un sel composé de 75 % de chlorure de sodium et de 25 % de chlorure de potassium. Ils ont eu moins d’AVC que ceux qui gardaient le sel ordinaire (29,14 contre 33,65 pour 1 000 personnes et par an), moins d’accidents cardiovasculaires graves et moins de décès, sans davantage d’hyperkaliémies graves[8].

Si votre tension est haute, puisez dans les familles des tableaux qui n’apportent pas de sel : légumes, pommes de terre, légumineuses, fruits, oléagineux nature. Et si vous prenez un traitement contre l’hypertension, parlez à votre médecin avant d’adopter un sel de substitution au potassium : plusieurs de ces médicaments retiennent le potassium dans le sang[9].

Ce que montrent les études
Oui, chez les personnes hypertendues. Sur 22 essais et 1 606 participants, manger plus de potassium fait baisser la pression systolique de 3,5 mmHg en moyenne, et de 7 mmHg avec 3,5 à 4,7 g par jour ; chez les personnes à tension normale, l’effet n’est pas significatif.
Résumé de l'étude « Effect of increased potassium intake on cardiovascular risk factors and disease: systematic review... » (BMJ, 2013) sur PubMed
Étude citée : BMJ, 2013

Sportifs : la sueur emporte surtout du sodium

Le potassium contribue à une fonction musculaire normale, et beaucoup de sportifs en déduisent qu’ils en perdent des quantités en transpirant. Les mesures montrent l’inverse. Chez 26 footballeurs professionnels, 90 minutes d’entraînement par 32 °C ont fait perdre 2,2 litres de sueur en moyenne, avec 8 mmol de potassium, soit environ 310 mg, contre 67 mmol de sodium, environ 1 540 mg[10].

Une séance très chaude coûte donc à peu près le potassium d’une banane. Après un effort long, c’est l’eau et le sodium qu’il faut remplacer en priorité ; le potassium se rattrape au repas suivant, avec une assiette de pommes de terre ou de légumineuses.

Reste la question des crampes. Chez 210 triathlètes d’un Ironman, les 43 qui en ont eu avaient les mêmes concentrations sanguines d’électrolytes que les autres, avant comme après la course ; ce qui les distinguait, c’était une allure plus rapide et des crampes lors de courses précédentes[11]. Sur un marathon, les 20 coureurs pris de crampes parmi 88 avaient le même potassium sanguin que les autres, mais davantage de marqueurs de dommages musculaires[12].

Ce que montrent les études
Non, les crampes d’effort ne s’expliquent pas par un potassium sanguin bas. Chez 210 triathlètes, les électrolytes sanguins ne différaient pas entre ceux qui avaient des crampes et les autres ; chez 88 marathoniens, le potassium sanguin non plus.

Vapeur, four ou eau bouillante : la cuisson décide de ce qui reste

Le potassium se dissout dans l’eau, et Ciqual le montre sans ambiguïté. Le brocoli cuit à la vapeur garde 340 mg pour 100 g, bouilli encore croquant 110 mg, bouilli fondant 90 mg. Les épinards passent de 580 mg crus en jeunes pousses à 160 mg bouillis, les carottes de 240 mg à la vapeur à 140 ou 170 mg bouillies[1].

Panier vapeur en bambou rempli de fleurettes de brocoli vert vif, à côté d'une casserole en inox où le brocoli cuit dans l'eau bouillante

Une équipe a mesuré l’effet sur la pomme de terre. Coupée en dés puis bouillie, elle a perdu 50 % de son potassium, râpée puis bouillie 75 %, alors que le simple trempage n’en retirait pas de quantité significative[13].

Pour garder le potassium, cuisez à la vapeur, au four ou au micro-ondes, laissez les pommes de terre entières, et servez l’eau de cuisson des légumes en soupe. Pour en éliminer, faites exactement l’inverse.

Reins, médicaments : quand il faut au contraire en manger moins

Ce sont les reins qui éliminent le potassium en trop. Quand ils fonctionnent mal, il s’accumule dans le sang : au-dessus d’environ 5,5 mmol/L, on parle d’hyperkaliémie, et au-delà de 6,5 mmol/L elle peut provoquer des troubles du rythme cardiaque qui mettent la vie en danger. La déshydratation et l’âge augmentent ce risque. Les signes d’une hyperkaliémie légère restent vagues : faiblesse générale, nausées, vomissements, diarrhée[2].

Les médicaments en sont la première cause en pratique courante. Le plus souvent, ils freinent l’élimination du potassium par les reins : inhibiteurs de l’enzyme de conversion et sartans prescrits contre l’hypertension, diurétiques épargneurs de potassium, antialdostérone, anti-inflammatoires non stéroïdiens, héparines, triméthoprime[9].

Avec l’un de ces traitements ou une maladie rénale, deux sources cachées méritent l’attention. Les sels de substitution vendus comme sel de régime remplacent du sodium par du chlorure de potassium, à hauteur de 25 % dans celui de l’essai SSaSS[8]. Viennent ensuite les additifs : 41 additifs contenant du potassium sont autorisés dans l’Union européenne, et 37,6 % des 715 produits transformés examinés en France, en Allemagne et en Espagne en contenaient au moins un, le chlorure de potassium (E508) figurant parmi les plus fréquents[14].

Tableau des aliments pauvres en potassium

AlimentPotassium (mg pour 100 g)
Riz basmati, cuit14
Riz blanc, cuit21,9
Pâtes, cuites52,1
Myrtilles77
Brocoli, bouilli fondant90
Emmental97,4
Pastèque100
Pomme, avec la peau119
Œuf dur120
Poireau, cuit à l’eau120
Semoule de couscous, cuite133
Clémentine140
Concombre, pelé140
Haricots verts, cuits174
Potassium en mg pour 100 g d’aliment tel qu’il est consommé, table Ciqual 2025 de l’Anses[1].

Les céréales raffinées cuites sont les plus pauvres de ce tableau, avec 14 mg pour le riz basmati et 52,1 mg pour les pâtes. Un régime pauvre en potassium se règle pourtant sur la prise de sang, avec l’équipe qui vous suit : c’est elle qui dit combien de fruits et de légumes garder, et sous quelle forme.

Faire baisser le potassium : ce qui marche en cuisine

Aucun remède de grand-mère n’a montré qu’il faisait baisser un potassium sanguin trop élevé. Si une prise de sang le montre, c’est le médecin qui agit sur la cause, le plus souvent un médicament ou les reins. En cuisine, ce qui a été mesuré tient en un principe : faire passer le potassium dans l’eau, puis jeter cette eau.

Coupez les légumes et les pommes de terre en petits morceaux, faites-les cuire dans un grand volume d’eau et jetez-la : en dés, la pomme de terre perd la moitié de son potassium[13]. Une double cuisson, bouillir, rincer, puis cuire à nouveau dans une eau neuve, en retire davantage qu’une cuisson simple[15]. Le simple trempage, sans cuisson, ne retire pas de quantité significative de potassium des pommes de terre et des autres tubercules[13][15]. Dans une eau qui vient de bouillir, en revanche, 5 à 10 minutes de trempage enlèvent 40 à 49 % du potassium des légumes-feuilles, des céréales et du bœuf, et 10 à 20 % de celui des tubercules[16].

Complément de potassium : à réserver à une prescription

Pour un adulte en bonne santé, un complément de potassium n’a pas de raison d’être. La journée type décrite plus haut dépasse le repère avec des aliments ordinaires, et le manque d’origine alimentaire est exceptionnel[2]. Un complément a du sens dans un cas précis : une hypokaliémie mesurée par une prise de sang, après des diarrhées, des vomissements ou sous diurétique. C’est alors une prescription, à la dose fixée par le médecin.

Plus n’est pas mieux. Sur 32 essais de supplémentation, la baisse de tension s’affaiblit au-delà d’environ 30 mmol de potassium en plus par jour (1,2 g), et la pression remonte au-delà de 80 mmol (3,1 g), un effet observé chez des hypertendus déjà traités[17]. L’Efsa rapporte aussi des cas d’effets indésirables sur le cœur chez des adultes en bonne santé qui prenaient 5 000 à 7 000 mg de potassium par jour en supplément[2].

Le geste le plus rentable se joue au moment de choisir le féculent. 200 g de riz basmati cuit apportent 28 mg de potassium, 200 g de pâtes 104 mg ; la même quantité de lentilles en apporte 430 mg, de pommes de terre cuites au four 1 070 mg, de châtaignes 1 430 mg[1]. Une fois par jour, faites l’échange.

Sources

  1. Anses (2025). Table de composition nutritionnelle des aliments Ciqual 2025. Anses.
  2. Anses (2021). Les références nutritionnelles en vitamines et minéraux. Avis de l’Anses, rapport d’expertise collective (saisine n° 2018-SA-0238). Anses.
  3. Parlement européen et Conseil de l’Union européenne (2011). Règlement (UE) n° 1169/2011 du 25 octobre 2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires, annexe XIII (valeurs nutritionnelles de référence). Journal officiel de l’Union européenne.
  4. Parlement européen et Conseil de l’Union européenne (2006). Règlement (CE) n° 1924/2006 du 20 décembre 2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires, annexe. Journal officiel de l’Union européenne.
  5. Aburto NJ, Hanson S et al. (2013). Effect of increased potassium intake on cardiovascular risk factors and disease: systematic review and meta-analyses. BMJ. doi : 10.1136/bmj.f1378
  6. Appel LJ, Moore TJ et al. (1997). A clinical trial of the effects of dietary patterns on blood pressure. DASH Collaborative Research Group. New England Journal of Medicine. doi : 10.1056/NEJM199704173361601
  7. D’Elia L, Barba G et al. (2011). Potassium intake, stroke, and cardiovascular disease a meta-analysis of prospective studies. Journal of the American College of Cardiology. doi : 10.1016/j.jacc.2010.09.070
  8. Neal B, Wu Y et al. (2021). Effect of Salt Substitution on Cardiovascular Events and Death. New England Journal of Medicine. doi : 10.1056/NEJMoa2105675
  9. Ben Salem C, Badreddine A et al. (2014). Drug-induced hyperkalemia. Drug Safety. doi : 10.1007/s40264-014-0196-1
  10. Shirreffs SM, Aragon-Vargas LF et al. (2005). The sweating response of elite professional soccer players to training in the heat. International Journal of Sports Medicine. doi : 10.1055/s-2004-821112
  11. Schwellnus MP, Drew N, Collins M (2011). Increased running speed and previous cramps rather than dehydration or serum sodium changes predict exercise-associated muscle cramping: a prospective cohort study in 210 Ironman triathletes. British Journal of Sports Medicine. doi : 10.1136/bjsm.2010.078535
  12. Martínez-Navarro I, Montoya-Vieco A et al. (2022). Muscle Cramping in the Marathon: Dehydration and Electrolyte Depletion vs. Muscle Damage. Journal of Strength and Conditioning Research. doi : 10.1519/JSC.0000000000003713
  13. Bethke PC, Jansky SH (2008). The effects of boiling and leaching on the content of potassium and other minerals in potatoes. Journal of Food Science. doi : 10.1111/j.1750-3841.2008.00782.x
  14. Martínez-Pineda M, Vercet A, Yagüe-Ruiz C (2021). Are Food Additives a Really Problematic Hidden Source of Potassium for Chronic Kidney Disease Patients? Nutrients. doi : 10.3390/nu13103569
  15. Burrowes JD, Ramer NJ (2006). Removal of potassium from tuberous root vegetables by leaching. Journal of Renal Nutrition. doi : 10.1053/j.jrn.2006.07.012
  16. de Abreu DBV, Picard K et al. (2023). Soaking to Reduce Potassium and Phosphorus Content of Foods. Journal of Renal Nutrition. doi : 10.1053/j.jrn.2022.06.010
  17. Filippini T, Naska A et al. (2020). Potassium Intake and Blood Pressure: A Dose-Response Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Journal of the American Heart Association. doi : 10.1161/JAHA.119.015719

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  1. ME
    Mélanie

    J’ai commencé à intégrer plus de pommes de terre au four et des épinards dans mes repas après avoir lu cet article. Résultat, je me sens moins fatiguée, surtout après le sport. Je ne pensais pas que ça pouvait faire autant la différence niveau potassium !

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