Malate de magnésium : est-il sans danger et pour qui ?

Diarrhée, reins, médicaments, fibromyalgie : ce que montrent les études sur la tolérance du malate de magnésium, la dose limite et qui doit s’en passer.

Malate de magnésium : est-il sans danger et pour qui ?

Oui. Pris aux doses d’un complément alimentaire, le malate de magnésium est une forme sûre pour un adulte en bonne santé. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a conclu dès 2006 que son emploi dans les compléments ne posait pas de problème de sécurité, et il figure depuis sur la liste européenne des formes de magnésium autorisées[1].

Son effet indésirable courant est digestif : des selles plus molles, parfois une diarrhée, quand la dose dépasse ce que l’intestin absorbe. Le danger sérieux, un excès de magnésium dans le sang, reste rare et concerne surtout des reins qui filtrent mal. Deux situations demandent un avis médical avant la première gélule : une maladie rénale, et un traitement qui interagit avec le magnésium, comme certains antibiotiques ou les bisphosphonates.

Ce que l’acide malique ajoute au magnésium

Le malate de magnésium associe le minéral à l’acide malique, présent dans les pommes et de nombreux fruits, auxquels il donne leur goût acidulé. Le corps le connaît bien : c’est un intermédiaire du cycle de Krebs, la chaîne de réactions par laquelle nos cellules tirent leur énergie des glucides[1].

Les experts de l’OMS et de la FAO, comme l’ancien comité scientifique européen de l’alimentation, ont conclu que l’homme et l’animal métabolisent sans difficulté ses deux formes. Utilisé comme additif sous le code E 296, l’acide malique a reçu en 1980 une dose journalière admissible « non spécifiée » : les experts n’ont pas jugé utile de lui fixer un plafond. Pour juger le malate de magnésium, l’Efsa a d’ailleurs repris les deux dossiers déjà établis, celui de l’acide malique et celui du magnésium[1].

Pour la sécurité, tout se joue donc du côté du magnésium. Les chiffres qui suivent valent pour le malate comme pour les autres sels de magnésium, sauf mention contraire.

Le malate est souvent vendu comme la forme « anti-fatigue », à cause de ce lien avec le cycle de Krebs. Nous n’avons trouvé aucun essai chez l’humain qui compare son effet sur la fatigue à celui d’une autre forme. L’allégation autorisée en Europe appartient au minéral lui-même, quelle que soit sa forme : « Le magnésium contribue à réduire la fatigue », pour un produit qui en est au moins une source au sens du règlement européen.

Effets secondaires mesurés chez l’humain

Les données propres au malate sont peu nombreuses, mais rassurantes. Dans un essai américain mené chez 24 patients atteints de fibromyalgie, les chercheurs ont d’abord comparé à un placebo, pendant quatre semaines, un comprimé associant acide malique et magnésium, à raison de 1 200 mg d’acide malique et 300 mg de magnésium par jour. La phase suivante, sans placebo, est montée jusqu’à 2 400 mg d’acide malique et 600 mg de magnésium par jour pendant six mois. Les auteurs ne relèvent aucun risque qui ait limité la prise[2].

Dans un second essai en double aveugle, 14 volontaires en bonne santé ont reçu quatre prises de 150 mg de magnésium, chacune sous une forme différente, dont un dimalate. Aucun participant n’a dû arrêter pour un effet indésirable[1].

La fréquence réelle de ces effets se lit dans l’ensemble des essais sur le magnésium par voie orale. La revue Cochrane consacrée aux crampes en a réuni 11, chez 735 participants. Les effets indésirables graves n’y sont pas plus fréquents qu’avec un placebo : 2 personnes sur 72 sous magnésium, 3 sur 68 sous placebo. Les effets légers, surtout digestifs, touchent selon les essais de 11 % des participants (contre 10 % sous placebo) à 37 % (contre 14 %)[3].

Ce que montrent les études
Oui, aux doses d’un complément, le magnésium par voie orale est bien toléré : dans 11 essais et 735 participants, pas plus d’effets graves qu’avec un placebo, et des effets surtout digestifs quand il y en a[3].
Résumé de l'étude « Magnesium for skeletal muscle cramps » (Cochrane Database of Systematic Reviews, 2020) sur PubMed
Étude citée : Cochrane Database of Systematic Reviews, 2020

Pourquoi la diarrhée, et comment l’éviter

L’explication est mécanique. Plus la dose avalée en une fois est forte, plus la part absorbée par l’intestin diminue : dans une étude de référence, elle passe de 65 % pour la plus petite dose à 11 % pour la plus grosse[4]. Le magnésium qui reste dans l’intestin retient de l’eau, et les selles se ramollissent. On décrit aussi des nausées, plus rarement des vomissements[5].

Répartir la dose en deux prises, matin et soir, suffit souvent. Si l’inconfort persiste à dose modérée, changer de forme a plus de sens que d’insister.

On lit aussi que le malate, réputé stimulant, gênerait le sommeil s’il est pris le soir. Aucune des études que nous avons lues ne l’a mesuré. Prenez-le au moment qui vous convient, et décalez la prise si vous constatez une gêne.

250 mg par jour, la limite fixée par les agences sanitaires

La limite de sécurité européenne a été posée en 2001 par le comité scientifique de l’alimentation, puis reprise par l’Efsa. Elle est de 250 mg de magnésium par jour apportés par des compléments, de l’eau ou des aliments enrichis, et vaut à partir de 4 ans. Le magnésium naturellement présent dans les aliments ne compte pas dans ce plafond. Il repose sur un seul effet, la diarrhée osmotique : à 250 mg, les études n’en relevaient pas, et les experts n’ont pas ajouté de marge de sécurité[1].

En France, l’Anses a repris cette limite dans son avis de 2021 sur les références nutritionnelles, pour les sels de magnésium courants comme pour l’oxyde[6]. Rien ne met le malate à part : dans ses deux avis de 2018 sur des malates de magnésium proposés à des doses plus fortes, l’Efsa a relevé que ce plafond serait dépassé[1][7].

Le seuil a donc été fixé sur un effet gênant, la diarrhée, et non sur un effet toxique. Chez une personne dont les reins fonctionnent normalement, l’excès grave de magnésium dans le sang est très rare : il ne s’observe qu’en cas d’insuffisance rénale sévère ou d’apports d’origine médicale[5].

Le signalement le mieux documenté vient du Japon, où l’oxyde de magnésium est largement prescrit contre la constipation. L’agence japonaise du médicament y signale un risque élevé d’hypermagnésémie chez les personnes âgées et chez celles dont les reins filtrent mal, quand le traitement dure. Dans une étude hospitalière chez des patients âgés, l’hypermagnésémie touchait 11,6 % de ceux qui prenaient au moins 900 mg d’oxyde par jour, 27 % de ceux dont la clairance de la créatinine (la mesure de la filtration des reins) ne dépassait pas 28,2 mL/min, et 53,1 % de ceux qui cumulaient les deux[8]. Ces 900 mg d’oxyde apportent environ 540 mg de magnésium, plus du double de la limite des compléments.

Chez l’animal, une étude de 2026 a donné à des rats, pendant huit semaines, du magnésium sous trois formes. Le malate a nettement augmenté le magnésium des muscles et du cerveau, mais la capacité de l’aorte à se relâcher a diminué dans les groupes malate et citrate[9]. Cet effet n’a jamais été recherché chez l’humain ; il reste à confirmer avant d’en tirer la moindre précaution.

Pilulier hebdomadaire transparent garni de gélules et de comprimés sur une table en bois, près d'un verre d'eau et d'une boîte blanche, cuisine floue derrière

Reins et médicaments : les profils qui doivent demander un avis

Ces précautions valent pour toutes les formes de magnésium, et notre article sur les contre-indications du magnésium les reprend en détail. Pour le malate, trois situations comptent.

Une maladie des reins

Les reins éliminent le magnésium en trop. Quand leur filtration chute, il s’accumule. Sous 30 mL/min de clairance de la créatinine, la prudence s’impose, à cause du risque d’hypermagnésémie et de troubles de la conduction cardiaque[5].

Avec une maladie rénale connue, ne prenez pas de magnésium sans l’accord de votre médecin. Passé un certain âge, la filtration baisse souvent sans symptôme : votre dernier bilan sanguin, avec la créatinine, dit où vous en êtes.

Ce que montrent les études
Non, pas d’excès de magnésium à craindre avec des reins qui filtrent normalement : l’hypermagnésémie grave ne s’observe qu’en cas d’insuffisance rénale sévère ou d’apports d’origine médicale[5]. Chez des patients âgés sous oxyde de magnésium, elle touchait 53,1 % de ceux qui cumulaient reins fragiles et forte dose[8].

Les médicaments à espacer ou à signaler

Le magnésium pris par voie orale peut gêner l’absorption de plusieurs médicaments : les bisphosphonates (prescrits contre l’ostéoporose), les antibiotiques de la famille des fluoroquinolones et des tétracyclines, certains inhibiteurs calciques utilisés contre l’hypertension et des myorelaxants. Les auteurs d’une revue de référence conseillent d’éviter ces associations quand c’est possible[5]. La notice de chaque médicament indique l’écart à respecter entre les prises, et votre pharmacien le connaît.

À l’inverse, certains traitements retiennent le magnésium et font monter son taux dans le sang, comme les diurétiques dits épargneurs de potassium[5]. Avec l’un d’eux, l’avis du médecin passe avant le complément.

D’autres en font perdre. Les inhibiteurs de la pompe à protons, prescrits contre l’acidité de l’estomac, en sont l’exemple le mieux mesuré : sur 16 études et 131 507 patients, 19,4 % de leurs utilisateurs avaient un magnésium sanguin bas, contre 13,5 % des non-utilisateurs[10]. Pris au long cours, les diurétiques thiazidiques et ceux de l’anse augmentent aussi les pertes urinaires[5]. Ce sont souvent des personnes à qui le magnésium manque, mais la décision d’en prendre se discute avec le médecin qui suit leur traitement.

Intestin irritable et enfants de moins de 4 ans

Avec un intestin irritable ou une tendance à la diarrhée, commencez sous la dose de l’étiquette et montez par paliers, en gardant deux prises par jour.

Chez l’enfant de moins de 4 ans, aucune limite de sécurité n’a pu être fixée, faute de données[6]. Pas de complément de magnésium sans l’avis du pédiatre.

Le malate en cas de fibromyalgie

Le malate doit une bonne part de sa réputation à la fibromyalgie. Des chercheurs ont avancé qu’un manque de magnésium pourrait jouer un rôle dans cette maladie et dans ses symptômes[11], et l’association avec l’acide malique a été testée dès les années 1990.

Les résultats les plus encourageants sont récents et français. À Clermont-Ferrand, un essai en double aveugle a comparé 100 mg de magnésium par jour, sous forme de chlorure, à un placebo pendant un mois chez des patients fibromyalgiques. Sur l’ensemble des patients, le stress a baissé autant sous magnésium que sous placebo. Chez les patients modérément stressés, en revanche, le score de stress est passé de 22,1 à 12,3 sous magnésium, contre 21,9 à 22,9 sous placebo, et l’intensité de la douleur a davantage diminué[12]. Avec le malate, la phase sans placebo de l’essai américain a vu reculer les trois mesures de douleur et de sensibilité, à doses plus fortes et sur six mois[2].

Les autres résultats sont moins convaincants. Dans la phase en double aveugle de ce même essai (24 patients, 300 mg de magnésium et 1 200 mg d’acide malique par jour pendant quatre semaines), aucun effet net ne s’est dégagé face au placebo[2]. Une synthèse de 2019, qui a repris sept revues et onze études dont un seul essai randomisé, conclut que l’association améliore peu ou pas la douleur et les symptômes dépressifs[11].

Côté tolérance, ces essais sont rassurants. Dans l’essai français, des troubles digestifs légers ont touché 30 % des patients sous magnésium et 31 % sous placebo[12]. Si vous vivez avec une fibromyalgie, le magnésium s’ajoute à votre prise en charge ; signalez-le à votre médecin, surtout si vous prenez déjà plusieurs médicaments.

Ce que montrent les études
Oui, le magnésium est bien toléré en cas de fibromyalgie : dans l’essai français contre placebo, 30 % de troubles digestifs légers sous magnésium contre 31 % sous placebo[12], et aucun risque limitant relevé jusqu’à 600 mg de magnésium par jour sous forme de malate, sur six mois[2].

Malate, bisglycinate ou thréonate selon votre profil

Le malate convient à l’adulte en bonne santé qui le digère bien. Ses atouts propres restent peu documentés chez l’humain : l’Efsa reconnaît que le magnésium d’un citrate-malate est bien absorbé, sans pouvoir dire dans quelle mesure par rapport aux autres formes[7]. Ses résultats les plus nets viennent de l’animal, chez qui il a augmenté le magnésium des muscles[9].

Si votre intestin est sensible, ou si vous comptez prendre du magnésium tous les jours pendant des mois, choisissez le bisglycinate : c’est la forme qui a le plus de données de tolérance chez l’humain. Dans un essai en double aveugle chez 12 patients opérés de l’intestin, il a été mieux toléré que l’oxyde par tous les participants, et deux fois mieux absorbé (23,5 % contre 11,8 %) chez ceux qui absorbaient le plus mal[13]. Dans un essai de 2025 chez 155 adultes, 250 mg de magnésium par jour sous forme de bisglycinate pendant quatre semaines ont donné 2 effets indésirables (des vertiges avec nausées, des douleurs articulaires), contre 7 sous placebo, dont 3 troubles digestifs, et aucun effet grave[14]. Notre article sur les effets secondaires du bisglycinate détaille ces données.

C’est la forme que nous avons retenue pour notre Magnésium Bisglycinate : 3 gélules apportent 250 mg de magnésium, pile la limite européenne des compléments, avec une double analyse des métaux lourds.

Si vous avalez mal les gélules, les Gummies – Magnésium Bisglycinate apportent 200 mg de magnésium pour 2 gummies. Ils sont édulcorés au maltitol, qui a lui aussi un effet laxatif en excès : ne dépassez pas 2 gummies par jour. Leur liste d’ingrédients mentionne d’ailleurs de l’acide malique, comme acidifiant.

Le Magnésium Thréonate répond à une autre logique, puisqu’il a surtout été étudié pour le cerveau : notre article sur le magnésium L-thréonate fait le point sur ces études.

Ce que l’étiquette d’un bon malate doit afficher

Le premier chiffre à lire est celui du magnésium élémentaire, jamais le poids du sel. Un citrate-malate contient de 12 à 15 % de magnésium[7], un dimalate au moins 20 %[1] : « 1 000 mg de malate de magnésium » sur une étiquette peuvent donc apporter de 120 à plus de 200 mg de magnésium. Additionnez ce chiffre à celui de vos autres compléments, multivitamines comprises, pour rester à 250 mg par jour au plus.

La pureté de l’acide malique compte aussi. L’acide malique industriel est fabriqué à partir d’acide maléique, et des traces d’acides maléique ou fumarique peuvent rester : dans le dossier examiné par l’Efsa, huit lots contenaient de 0,24 à 0,40 % d’acide fumarique. Les matières premières peuvent en outre apporter du plomb, de l’arsenic, du mercure ou du cadmium, et ce fabricant n’avait pas fourni ses certificats d’analyse[1]. Un fabricant sérieux publie les analyses de chaque lot.

Méfiez-vous enfin des « complexes » qui associent le malate à de l’oxyde. L’oxyde contient 60 % de magnésium et gonfle le chiffre de l’étiquette, mais il est presque insoluble dans l’eau, et le magnésium qu’il apporte passe beaucoup moins dans l’organisme que celui d’un sel organique comme le citrate[15].

La frontière est donc nette. La diarrhée tient à la dose de magnésium, quel que soit le fabricant. Les contaminants et les mélanges tiennent à la qualité du produit.

Pour une première cure de malate : 250 mg de magnésium par jour au plus en complément, en deux prises si votre intestin réagit, et l’avis de votre médecin d’abord si vos reins sont fragiles ou si vous prenez un antibiotique, un bisphosphonate ou un diurétique. Si les selles restent molles malgré deux prises, passez au bisglycinate plutôt que de descendre sous une dose utile. Pour la durée et le rythme, notre article sur la cure de magnésium donne les repères.

Sources

  1. EFSA Panel on Food Additives and Nutrient Sources added to Food (ANS), Younes M et al. (2018). Evaluation of di-magnesium malate, used as a novel food ingredient and as a source of magnesium in foods for the general population, food supplements, total diet replacement for weight control and food for special medical purposes. EFSA Journal. doi : 10.2903/j.efsa.2018.5292
  2. Russell IJ, Michalek JE et al. (1995). Treatment of fibromyalgia syndrome with Super Malic: a randomized, double blind, placebo controlled, crossover pilot study. The Journal of Rheumatology.
  3. Garrison SR, Korownyk CS et al. (2020). Magnesium for skeletal muscle cramps. Cochrane Database of Systematic Reviews. doi : 10.1002/14651858.CD009402.pub3
  4. Fine KD, Santa Ana CA et al. (1991). Intestinal absorption of magnesium from food and supplements. The Journal of Clinical Investigation. doi : 10.1172/JCI115317
  5. Gröber U, Schmidt J et al. (2015). Magnesium in Prevention and Therapy. Nutrients. doi : 10.3390/nu7095388
  6. Anses (2021). Les références nutritionnelles en vitamines et minéraux. Avis de l’Anses, rapport d’expertise collective (saisine n° 2018-SA-0238). Anses.
  7. EFSA Panel on Nutrition, Novel Foods and Food Allergens (NDA), Turck D et al. (2018). Magnesium citrate malate as a source of magnesium added for nutritional purposes to food supplements. EFSA Journal. doi : 10.2903/j.efsa.2018.5484
  8. Ishii H, Sawada R et al. (2023). A case-control study showing low creatinine clearance and high magnesium intake as risk factors for hypermagnesemia in older individuals. Magnesium Research. doi : 10.1684/mrh.2023.0513
  9. Koc B, Hosgorler F et al. (2026). Chronic Organic Magnesium Supplementation Enhances Tissue-Specific Bioavailability and Functional Capacity in Rats: A Focus on Brain, Muscle, and Vascular Health. Biological Trace Element Research. doi : 10.1007/s12011-025-04678-y
  10. Srinutta T, Chewcharat A et al. (2019). Proton pump inhibitors and hypomagnesemia: A meta-analysis of observational studies. Medicine. doi : 10.1097/MD.0000000000017788
  11. Ferreira I, Ortigoza Á et al. (2019). Magnesium and malic acid supplement for fibromyalgia. Medwave. doi : 10.5867/medwave.2019.04.7632
  12. Macian N, Dualé C et al. (2022). Short-Term Magnesium Therapy Alleviates Moderate Stress in Patients with Fibromyalgia: A Randomized Double-Blind Clinical Trial. Nutrients. doi : 10.3390/nu14102088
  13. Schuette SA, Lashner BA et al. (1994). Bioavailability of magnesium diglycinate vs magnesium oxide in patients with ileal resection. JPEN Journal of Parenteral and Enteral Nutrition. doi : 10.1177/0148607194018005430
  14. Schuster J, Cycelskij I et al. (2025). Magnesium Bisglycinate Supplementation in Healthy Adults Reporting Poor Sleep: A Randomized, Placebo-Controlled Trial. Nature and Science of Sleep. doi : 10.2147/NSS.S524348
  15. Lindberg JS, Zobitz MM et al. (1990). Magnesium bioavailability from magnesium citrate and magnesium oxide. Journal of the American College of Nutrition. doi : 10.1080/07315724.1990.10720349

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