Vitamine D chez l’adulte : la bonne posologie selon votre profil

15 µg par jour en repère, 1 000 à 2 000 UI l’hiver en complément, 4 000 UI au plus : la dose de vitamine D selon votre âge, votre poids et votre peau.

Vitamine D chez l’adulte : la bonne posologie selon votre profil

Pour un adulte, le repère officiel est de 15 µg de vitamine D par jour, soit 600 UI : c’est l’apport satisfaisant retenu par l’Anses, repris de l’Efsa, pour couvrir le besoin quand la peau n’en fabrique presque plus[1]. En complément, 1 000 à 2 000 UI par jour d’octobre à mars conviennent à la plupart des adultes, et 4 000 UI (100 µg) restent la limite à ne pas dépasser sans avis médical[2].

Entre ces bornes, c’est votre profil qui fixe le bon chiffre : le temps passé dehors l’été, la couleur de votre peau, votre poids, votre âge, un taux bas déjà mesuré. Deux choix pratiques pèsent ensuite autant que la dose elle-même, la gélule quotidienne ou l’ampoule espacée, et le repas avec lequel vous la prenez.

15 µg par jour : un repère pensé pour l’hiver

L’Efsa a fixé ce repère en 2016 et l’Anses l’a adopté en 2021 pour tous les adultes de 18 ans et plus, sans distinction d’âge[1]. Il vise un taux sanguin de 25-hydroxyvitamine D, la forme que mesure la prise de sang, d’au moins 50 nmol/L, dans l’hypothèse où la peau ne produit presque rien. L’été, quand le soleil fait son travail, le besoin à couvrir par l’assiette baisse et peut même tomber à zéro.

L’hiver, le soleil ne suffit plus. À Boston, à la latitude de Perpignan (42° nord), une peau exposée par temps clair n’a produit aucune vitamine D de novembre à février ; à 52° nord, plus haut que Dunkerque, cette période s’étendait d’octobre à mars[3]. La France métropolitaine se situe entre les deux.

L’alimentation ne prend pas le relais : les aliments courants apportent de l’ordre de 2 à 4 µg par jour, selon l’estimation des sociétés de nutrition allemande, autrichienne et suisse reprise par l’Anses[1]. Plus de 70 % des adultes vivant en France ont d’ailleurs un taux insuffisant, et 6,5 % une carence[1].

La vitamine D contribue à l’absorption et à l’utilisation normales du calcium et du phosphore, dès qu’un aliment ou un complément en apporte au moins 15 % de la valeur nutritionnelle de référence, soit 0,75 µg. Ses autres rôles sont détaillés dans notre article qui explique à quoi sert la vitamine D3.

Les étiquettes affichent tantôt des microgrammes, tantôt des unités internationales (UI). La conversion est simple : 1 µg vaut 40 UI. Pour lire une prise de sang, 1 ng/mL vaut 2,5 nmol/L.

MicrogrammesUnités internationalesÀ quoi correspond ce chiffre
15 µg600 UIApport satisfaisant de l’adulte
25 µg1 000 UIDose d’hiver d’un adulte qui sort l’été
50 µg2 000 UIDose d’un adulte qui voit peu le soleil
100 µg4 000 UILimite de sécurité de l’adulte
1,25 mg50 000 UIUne ampoule courante, sur ordonnance

Soleil, poids, âge, peau : la dose selon votre profil

Les essais menés en hiver sont les plus parlants, parce qu’ils mesurent ce qu’il faut avaler quand le soleil ne fait plus rien. En Irlande, chez 238 adultes de 20 à 40 ans suivis d’octobre à mars, il a fallu un apport total de 28 µg par jour (1 120 UI) pour garder 97,5 % d’entre eux au-dessus de 50 nmol/L, et de 41 µg (1 640 UI) pour les garder au-dessus de 80 nmol/L[4]. Chez 225 adultes de 64 ans et plus, ces apports étaient de 24,7 et 38,7 µg[5].

Votre profilDose par jourQuand
Adulte qui passe du temps dehors l’été1 000 UI (25 µg)D’octobre à mars
Adulte qui sort peu, travaille à l’intérieur, couvre sa peau ou a la peau foncée2 000 UI (50 µg)Toute l’année
Surpoids2 000 UI (50 µg)D’octobre à mars au moins
ObésitéDose plus forte, à décider avec un médecin au-delà de 4 000 UIToute l’année
65 ans et plus800 à 1 000 UI (20 à 25 µg), avec assez de calciumToute l’année
Sportif qui s’entraîne en salle2 000 UI (50 µg)D’octobre à mars au moins
Carence mesurée à la prise de sangDose de charge puis d’entretien, sur ordonnanceSelon la prescription

Vous passez du temps dehors l’été : 1 000 UI d’octobre à mars

La peau fait des réserves pendant la belle saison, et l’organisme y puise tout l’hiver. Chez 67 hommes suivis pendant 20 semaines d’hiver aux États-Unis, ces réserves couvraient plus de 80 % des besoins de la saison, estimés entre 3 000 et 5 000 UI par jour toutes sources confondues[6].

Elles ne suffisent pas à tout le monde pour autant. Dans l’essai irlandais, ceux qui aimaient le soleil avaient besoin de 7,2 µg par jour pour rester au-dessus de 25 nmol/L, ceux qui l’évitaient de 12,3 µg[4]. Avec 1 000 UI par jour d’octobre à mars, plus les 2 à 4 µg de l’assiette, vous arrivez aux 28 µg qui gardaient presque tous les participants au-dessus de 50 nmol/L.

Vous sortez peu ou votre peau est foncée : 2 000 UI toute l’année

Un travail de bureau, des vêtements couvrants ou une crème solaire systématique réduisent la synthèse cutanée en toute saison, pas seulement l’hiver[1]. La pigmentation pèse aussi lourd : dans une petite expérience sur cinq volontaires, une même dose d’UV a multiplié jusqu’à 60 fois le taux de vitamine D des deux personnes à peau claire, sans changement net chez les trois personnes à peau noire, et il a fallu une dose six fois plus forte pour obtenir le même effet[7].

Pour ces profils, 2 000 UI par jour est le bon réglage. Une équipe canadienne qui a croisé 108 estimations publiées et 13 987 prises de sang arrive à environ 1 900 UI par jour pour qu’un adulte de poids normal reste dans la zone des taux dits naturels, entre 58 et 171 nmol/L[8].

Surpoids ou obésité : une dose plus forte, encadrée au-delà de 4 000 UI

La vitamine D se dissout dans les graisses, et une partie serait captée par le tissu adipeux, ce qui expliquerait que le taux sanguin baisse quand l’indice de masse corporelle monte[1]. Sur 17 614 adultes canadiens, les personnes obèses avaient en moyenne 19,8 nmol/L de moins que celles de poids normal, les personnes en surpoids 8,0 nmol/L de moins ; les auteurs proposent une dose 1,5 fois plus forte en cas de surpoids et 2 à 3 fois plus forte en cas d’obésité[9].

En surpoids, 2 000 UI par jour sont un bon point de départ. En cas d’obésité, les calculs de la même équipe mènent à plus de 6 000 UI par jour pour atteindre les taux naturels[8], au-dessus de la limite de sécurité : la dose se décide alors avec un médecin.

Après 65 ans : 800 à 1 000 UI chaque jour, avec du calcium

Avec l’âge, on s’expose moins au soleil et la peau fabrique moins bien la vitamine D[1]. La vitamine D contribue au maintien d’une ossature normale, et c’est à cet âge que la prise quotidienne a donné ses résultats les plus nets, à condition d’y associer du calcium. Sur 6 essais et 49 282 participants, 400 à 800 UI de vitamine D par jour avec 1 000 à 1 200 mg de calcium ont réduit de 6 % le risque de fracture et de 16 % celui de fracture de la hanche[10].

Le Groupe de recherche et d’information sur les ostéoporoses (GRIO) retient 800 à 1 000 UI par jour avec du calcium, une dose qui diminue les chutes et les fractures non vertébrales chez les personnes âgées carencées[11]. Notre article sur le duo vitamine D3 et K2 détaille le rôle de la vitamine K2 aux côtés de la D3.

Sans calcium, la vitamine D n’a pas fait baisser les fractures sur 11 essais et 34 243 participants[10], et une méta-analyse de 81 essais ne lui trouve pas d’effet sur les chutes ni sur la densité osseuse[12]. Après 75 ans, l’Endocrine Society, la société savante américaine d’endocrinologie, conseille tout de même un apport quotidien sans dosage préalable, pour son effet possible sur la mortalité[13].

Ce que montrent les études
Oui, avec du calcium. Sur 6 essais et 49 282 participants, 400 à 800 UI de vitamine D par jour associées à 1 000 à 1 200 mg de calcium ont réduit de 16 % les fractures de la hanche ; la vitamine D seule n’a pas fait baisser les fractures sur 11 essais.
Résumé de l'étude « Scientific opinion on the tolerable upper intake level for vitamin D, including the derivation of a... » (EFSA journal. European Food Safety Authority, 2023) sur PubMed
Étude citée : EFSA journal. European Food Safety Authority, 2023

Sportifs : l’hiver et la salle sont les deux pièges

Sur 23 études et 2 313 sportifs, 56 % avaient un taux inférieur à 32 ng/mL (80 nmol/L). Ce risque était multiplié par 1,85 en hiver et au printemps, et un peu plus élevé dans les sports pratiqués en salle[14].

La vitamine D contribue au maintien d’une fonction musculaire normale. Les essais chez les sportifs le montrent surtout pour les jambes : sur 8 essais et 284 sportifs, la supplémentation a amélioré la force du bas du corps, plus nettement chez ceux qui s’entraînent en salle ; la force du haut du corps et la détente n’ont pas bougé[15]. Un pratiquant de salle relève donc du profil qui sort peu, avec 2 000 UI par jour d’octobre à mars, toute l’année s’il ne s’expose jamais.

Ce que montrent les études
En partie, sur la force des jambes. Sur 8 essais et 284 sportifs, la vitamine D a amélioré la force du bas du corps, surtout chez ceux qui s’entraînent en salle, sans effet sur le haut du corps ni sur la détente.

Carence mesurée à la prise de sang : une dose de charge sur ordonnance

Sous 12 ng/mL (30 nmol/L), ou en cas de signes d’ostéomalacie, le GRIO recommande une dose de charge pour remplir vite les réserves, suivie d’une dose d’entretien ; chez les personnes atteintes ou menacées d’ostéoporose, il vise un taux de 30 à 60 ng/mL[11]. Ce schéma relève du médecin, qui choisit la dose de départ d’après le taux mesuré.

Une gélule chaque jour plutôt qu’une ampoule par mois

En France, la vitamine D existe aussi en ampoules buvables sur ordonnance, prises une fois par mois ou tous les deux à trois mois, et le plus souvent dosées à 50 000 UI ou davantage. Sur le papier, les comptes se valent : une ampoule de 50 000 UI par mois équivaut à environ 1 650 UI par jour, et 2 000 UI par jour font 60 000 UI par mois. À court terme, le taux sanguin suit la dose cumulée plus que le rythme : chez 48 femmes de 81 ans en moyenne opérées d’une fracture de la hanche, 1 500 UI par jour, 10 500 UI par semaine ou 45 000 UI toutes les 4 semaines l’ont fait passer d’environ 15 ng/mL à 29-37 ng/mL en 2 mois, sans différence entre les trois rythmes[16].

Sur la durée, les deux rythmes se séparent. Chez 2 256 femmes de 70 ans et plus, une dose unique de 500 000 UI chaque automne a augmenté de 15 % les chutes et de 26 % les fractures par rapport au placebo, surtout dans les trois mois suivant la prise[17]. Chez 200 personnes de 70 ans et plus ayant déjà chuté, 60 000 UI par mois ont donné plus de chuteurs en un an que 24 000 UI par mois : 66,9 % contre 47,9 %[18].

La vitamine D contribue au fonctionnement normal du système immunitaire. Dans une méta-analyse de 46 essais et 75 541 participants, la baisse du risque d’infection respiratoire aiguë, faible dans l’ensemble, ressortait dans les essais à prise quotidienne (19 essais) et avec des doses de 400 à 1 000 UI par jour[19]. Notre article sur les bienfaits de la vitamine D3 passe en revue les autres effets étudiés.

D’où la position du GRIO en 2025 : la prise quotidienne doit être la règle, l’ampoule ne se justifiant que si aucune forme quotidienne n’est disponible ou remboursée, à la plus petite dose (50 000 UI au plus) et à l’intervalle le plus court[11]. L’Endocrine Society recommande elle aussi, après 50 ans, une prise quotidienne plutôt que de fortes doses espacées[13].

Si votre médecin vous a prescrit des ampoules, prenez chacune au cours d’un repas qui contient des graisses. Avec une dose unique de 50 000 UI avalée au petit déjeuner, le pic sanguin de vitamine D était 32 % plus élevé quand le repas contenait du gras[20]. Une ampoule oubliée ne se rattrape pas en doublant la suivante.

Ce que montrent les études
Oui, la prise quotidienne fait mieux sur la durée. À dose cumulée égale, le taux sanguin monte autant en deux mois ; mais 500 000 UI par an et 60 000 UI par mois ont été suivies de plus de chutes chez des personnes âgées, et la baisse des infections respiratoires ressort dans 19 essais à prise quotidienne.

Notre Vitamine D3 suit cette logique : une gélule apporte 2 000 UI (50 µg) de cholécalciférol, la dose indiquée sur sa fiche, à prendre chaque jour. Elle convient aux adultes qui voient peu le soleil, qui ont la peau foncée, qui sont en surpoids ou qui s’entraînent en salle, et à ceux qui veulent couvrir tout l’hiver sans calcul.

Le matin, au cours d’un repas qui contient du gras

La vitamine D se dissout dans les graisses, et c’est leur présence dans le repas qui décide de son absorption, bien plus que l’heure. Chez 17 patients dont le taux restait bas malgré leur traitement, le seul fait de prendre la vitamine D avec le repas le plus copieux de la journée a fait monter leur taux de 56,7 % en moyenne en 2 à 3 mois[21]. La nature du gras importe peu : que le repas soit riche en acides gras mono-insaturés, comme ceux de l’huile d’olive, ou polyinsaturés, l’absorption ne différait pas[20].

Petit déjeuner sur une table en bois : œuf à la coque, tartine de pain complet beurrée, yaourt nature, café et une gélule blanche dans une coupelle en céramique

La fiche de notre Vitamine D3 recommande le matin, avec un repas. Un petit déjeuner avec un œuf, du fromage, un yaourt au lait entier ou une tartine beurrée fait l’affaire ; s’il se résume à un café, prenez la gélule au déjeuner. Gardez ensuite le même moment chaque jour, c’est ce qui évite les oublis, et sautez simplement une prise manquée au lieu d’en prendre deux le lendemain.

Trois mois avant de juger le résultat

Le taux sanguin monte vite au début, puis plafonne. Dans l’essai de Calgary, avec 4 000 UI par jour, il est passé de 81 à 115 nmol/L en 3 mois, puis à 132 nmol/L au bout de 3 ans[22] : l’essentiel de la hausse se joue dans les premiers mois. Chaque tranche de 1 000 UI quotidiennes ajoute en moyenne 12 nmol/L quand on part d’une dose faible, et à peine 1 nmol/L entre 15 000 et 20 000 UI[9], ce qui explique qu’augmenter la dose à l’aveugle rapporte de moins en moins.

Une cure d’hiver commence en octobre et va jusqu’en mars, soit six mois, de quoi couvrir la période où le soleil ne produit plus rien, même dans le nord du pays[3]. Avec une gélule par jour, une boîte de 60 gélules dure deux mois : trois boîtes couvrent la saison.

Une prise de sang avant de commencer n’est pas nécessaire en routine : l’Endocrine Society déconseille le dosage systématique, y compris en cas de surpoids ou de peau foncée[13]. En France, où son remboursement a été restreint, les biologistes et les cliniciens qui ont rédigé les recommandations françaises le réservent aux situations où il change la prise en charge : fragilité osseuse, malabsorption, maladie rénale chronique, maladie du métabolisme du calcium et du phosphore, signes cliniques d’une carence ou d’un excès marqués[23]. Le GRIO le conseille aussi avant de supplémenter une personne atteinte ou menacée d’ostéoporose[11]. Si votre médecin vous en prescrit un pour suivre l’effet d’une dose, faites-le au moins trois mois après le début de la prise, pour lire un taux stabilisé.

4 000 UI par jour : la limite à ne pas franchir sans médecin

La limite de sécurité est de 100 µg par jour, soit 4 000 UI, pour tous les adultes[2]. L’Efsa l’a confirmée en 2023 : le premier effet indésirable, un excès durable de calcium dans les urines, apparaît dans les essais vers 250 µg par jour (10 000 UI), et la limite a été placée 2,5 fois plus bas par prudence. Selon l’agence, seuls les utilisateurs réguliers de compléments fortement dosés risquent de la dépasser[2].

À 2 000 UI par jour, la tolérance est bien documentée. Dans l’essai VITAL, 25 871 adultes de 50 ans et plus en ont pris pendant 5,3 ans (durée médiane), sans excès d’hypercalcémie ni d’autre effet indésirable par rapport au placebo[24].

Toutes doses confondues, sur 48 essais et 19 833 participants supplémentés au moins 24 semaines, la vitamine D a augmenté de 54 % le risque d’hypercalcémie et de 64 % celui d’un excès de calcium urinaire, sans lien avec la dose, mais pas celui de calculs rénaux[25]. La vitamine D contribue à une calcémie normale : c’est ce même calcium sanguin que le médecin surveille quand il prescrit de fortes doses.

Monter plus haut n’apporte rien de mesurable aux os. Chez 311 adultes de 55 à 70 ans suivis 3 ans, 4 000 et 10 000 UI par jour ont fait baisser la densité osseuse de l’avant-bras de 2,4 % et 3,5 %, contre 1,2 % avec 400 UI, sans différence de solidité osseuse[22]. Et à 2 000 UI par jour, VITAL n’a réduit ni les cancers ni les accidents cardiovasculaires[24] : ces doses entretiennent un taux, elles ne servent pas à prévenir ces maladies.

Les intoxications sont rares et viennent de doses très au-delà de ces repères. Une revue de 13 publications de cas décrit des taux sanguins de 150 à 1 220 ng/mL, dus à des erreurs de fabrication, à des surdosages par le patient ou par le prescripteur, ou aux deux[26]. Les signes sont ceux d’un excès de calcium dans le sang : vomissements répétés, douleurs abdominales, confusion, soif intense, urines abondantes et déshydratation ; on parle d’intoxication au-delà de 150 ng/mL (375 nmol/L)[27].

Quelques situations demandent un avis médical avant toute supplémentation, même à dose courante :

  • une maladie granulomateuse comme la sarcoïdose, ou certains lymphomes, où l’organisme fabrique lui-même trop de vitamine D active ; certaines personnes ont aussi une sensibilité qui fait monter leur calcium à des doses habituelles[27] ;
  • un diurétique thiazidique pris avec du calcium et de la vitamine D, qui peut provoquer une hypercalcémie chez une personne âgée, en cas de reins fragiles ou d’hyperparathyroïdie[28] ;
  • un traitement par atorvastatine, contre le cholestérol, dont la concentration sanguine baisse quand on prend de la vitamine D en même temps[28].

Le reste tient à la qualité du produit, pas à la vitamine. La forme D3, le cholécalciférol, fait monter le taux sanguin davantage que la D2 d’origine végétale, surtout en prise espacée[29]. La dose réelle doit correspondre à l’étiquette : en Hongrie, neuf compléments de vitamine D3 courants analysés en laboratoire restaient dans la tolérance admise, entre 20 % de moins et 50 % de plus que la dose affichée[30], alors que plusieurs intoxications publiées venaient d’erreurs de fabrication[26]. La lumière compte aussi : une capsule sur les quatre testées avait perdu 14,7 % de sa vitamine D3 après un mois exposée au jour[30].

Notre Vitamine D3 apporte du cholécalciférol tiré de la lanoline, la graisse de la laine de mouton, sans additif, et son analyse de laboratoire est publiée sur la fiche. Rangez la boîte bien fermée, à l’abri de la lumière et de la chaleur, et gardez une seule source de vitamine D à la fois : un multivitamine ou une huile de foie de morue s’ajoutent à la gélule et rapprochent de la limite.

Sources

  1. Anses (2021). Les références nutritionnelles en vitamines et minéraux. Avis de l’Anses, rapport d’expertise collective (saisine n° 2018-SA-0238). Anses.
  2. Turck D, Bohn T et al. (2023). Scientific opinion on the tolerable upper intake level for vitamin D, including the derivation of a conversion factor for calcidiol monohydrate. EFSA journal. European Food Safety Authority. doi : 10.2903/j.efsa.2023.8145
  3. Webb AR, Kline L et al. (1988). Influence of season and latitude on the cutaneous synthesis of vitamin D3: exposure to winter sunlight in Boston and Edmonton will not promote vitamin D3 synthesis in human skin. The Journal of clinical endocrinology and metabolism. doi : 10.1210/jcem-67-2-373
  4. Cashman KD, Hill TR et al. (2008). Estimation of the dietary requirement for vitamin D in healthy adults. The American journal of clinical nutrition. doi : 10.3945/ajcn.2008.26594
  5. Cashman KD, Wallace JM et al. (2009). Estimation of the dietary requirement for vitamin D in free-living adults >=64 y of age. The American journal of clinical nutrition. doi : 10.3945/ajcn.2008.27334
  6. Heaney RP, Davies KM et al. (2003). Human serum 25-hydroxycholecalciferol response to extended oral dosing with cholecalciferol. The American journal of clinical nutrition. doi : 10.1093/ajcn/77.1.204
  7. Clemens TL, Adams JS et al. (1982). Increased skin pigment reduces the capacity of skin to synthesise vitamin D3. Lancet (London, England). doi : 10.1016/s0140-6736(82)90214-8
  8. Veugelers PJ, Pham TM et al. (2015). Optimal Vitamin D Supplementation Doses that Minimize the Risk for Both Low and High Serum 25-Hydroxyvitamin D Concentrations in the General Population. Nutrients. doi : 10.3390/nu7125527
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